Un immense piratage. Un millier de coordonnées de responsables de l'UMP et de leurs collaborateurs a été piraté, rapporte ce mardi le site rue89.
En quatre fichiers distincts, et sur plus d’une centaine de pages, des données, comme les numéros de téléphones fixes et portables, adresses personnelles et professionnelles, dates de naissance, situation maritale, nombre d’enfants ont été piratées et sont disponibles sur internet depuis samedi.
Il y a dans ces fichiers les données de divers responsables UMP comme le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, le ministre de l'Intérireur Claude Guéant, le ministre des Sports David Douillet ou encore le député-maire de Nice Christian Estrosi.
Cité par le site, Eric Valatini, co-fondateur de la start-up Email Angel, qui effectue une veille sur les communications publiques entre hackers, estime: «On n’a rien volé, tout est public. Cette base de données est sortie de nulle part. Nous n'avons aucun moyen de remonter aux origines du hack».
Le responsable ajoute: « Il y a trois catégories de hackers: ceux qui font ça pour l'argent, qui piratent des comptes en banque, ceux qui font ça pour la prouesse technique et ceux qui font ça pour des raisons politiques, comme les Anonymous ou Lulzsec. Vu le type de cible, ce sont très probablement des ‘hacktivistes’. C'est probablement un travail préliminaire. Il est possible qu'ils publient 3.000 noms dans les prochaines heures.»
L'origine de cette base de données est floue, précise rue89, suggérant l'hypothèse d'un hacking politique.
En fin d'après-midi, le service de l'UMP a publié un communiqué indiquant que «le fichier diffusé sur internet contenant un certain nombre d’informations au sujet de plusieurs personnalités de l’Union pour un Mouvement Populaire, n’est pas un fichier de l’UMP. Certaines des informations qui y apparaissent ne sont pas des données que collecte l’UMP. L’UMP et les personnes concernées examinent à ce stade toutes les suites judiciaires à donner».
Par ailleurs, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, a annoncé qu'il décidait de «porter plainte contre X, du chef de violation du secret des correspondances et vol de données informatiques, auprès du procureur de la République de Paris».