- AFP

20minutes.fr

Sept mois après le meurtre des quatre enfants et d’Agnès, l’épouse de Xavier Dupont de Ligonnès, le principal suspect reste toujours introuvable. Mais, rapporte le JDD, quelque 25 enquêteurs travaillent toujours sur ce dossier. En ce moment, ils vérifient les ordonnances médicales délivrées au père de famille, afin de découvrir si les somnifères utilisés pour droguer les enfants y figurent.

Mais la soeur de Xavier Dupont de Ligonnès, qui a relevé des éléments qu’elle estime troublants, doute toujours, explique le JDD. Il y a notamment cette voisine qui a assuré avoir discuté avec Agnès le 7 avril, soit trois jours après sa mort présumée. Lorsqu’elle en a informé les policiers, ils ne l’ont pas crue. «Ils m’ont répondu: ce n’est pas possible. Ils ont attrapé un calendrier et dit que cela devait être huit jours plus tôt. J’ai signé sans relire le PV.»

Agnès avait évoqué des menaces

Par ailleurs, la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès a pu avoir accès aux 2.000 pages du dossier d’instruction, dans lequel elle a découvert que deux femmes du groupe de prière d’Agnès affirmaient que cette dernière avait fait état de menaces. L’épouse de Xavier leur recommandait de «prier surtout pour Xavier car elle craignait pour lui» et qu’elle avait «changé au cours de ces deux derniers mois son adresse électronique et son numéro de téléphone portable» à cause de ces menaces. Mais une autre membre du groupe de prière a affirmé que «notre groupe n’a jamais entendu parler de menaces de mort envers Agnès et sa famille».

Enfin, Christine, la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès assure que le mobile des problèmes financiers n’est pas crédible. Pour elle, son frère ne faisait pas mystère de ces problèmes d’argent. Agnès évoquait souvent leur «misère financière», rapporte-t-elle. «En février- mars, nous avons reproposé notre aide à Xavier, se souvient Christine. Il m’a dit que cela allait, et m’a promis de faire signe s’il y avait un problème», assure-t-elle.

Reste que de nombreux éléments accablants. C’est bien Xavier Dupont de Ligonnès qui a pris des cours de tirs, récupéré l’arme de son père similaire à celle qui a tué sa famille, acheté le ciment, la bêche et la chaux. Il n’a pas vu pour la dernière fois le 15 avril, à Roquebrune (Var).