Les antinucléaires manifestent dans sept villes de France

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Publié le 15 octobre 2011.

NUCLEAIRE - Selon les organisateurs, les manifestations ont rassemblé 25.000 personnes

Des milliers de personnes ont manifesté ce samedi dans sept villes de France pour dire stop au nucléaire civil et militaire plus de sept mois après un tsunami ayant fortement endommagé la centrale de Fukushima, au Japon.

Les manifestants étaient au total 25.000, selon le réseau Sortir du nucléaire, qui regroupe plus de 900 associations.  Des défilés ont eu lieu à Avignon, Bordeaux, Dunkerque, Strasbourg, Toulouse, sur le site nucléaire de Bugey (Ain) et à Rennes, où se sont rendus trois candidats à la présidentielle, Eva Joly (EELV), Corinne Lepage (Cap21) et Philippe Poutou (NPA).

Les organisateurs dénoncent «l'immobilisme inacceptable» à leurs yeux de la France. «Alors que nos voisins européens, tirant la seule leçon possible de la catastrophe de Fukushima, décident un à un de sortir du nucléaire, le gouvernement français persiste dans l'impasse de l'atome au détriment des énergies renouvelables», déclare Sortir du nucléaire, qui soutient cette journée organisée par des coordinations régionales.

Simulation d'une inondation d'une centrale nucléaire

A Bordeaux, la manifestation a rassemblé plus de 500 personnes, selon la police, près de 700 selon les organisateurs. Réunis devant l'hôtel de ville, les manifestants ont ensuite défilé dans le centre. Sur les pancartes et les banderoles ont pouvait lire «Stop EPR», «Areva, les déchets ça pue» et «De gauche à droite, le nucléaire nous éclaire pour nous mettre en bière».

«Je pense depuis longtemps que le nucléaire est dangereux et qu'on ne peut pas léguer cela aux générations futures. Il y a d'autres moyens de produire de l'électricité», a dit à Reuters Annie Bournat, militante de l'association Tchernoblaye qui lutte pour la fermeture de la centrale du Blayais en Gironde.

Sur une esplanade de la ville, les manifestants ont simulé l'inondation d'une centrale nucléaire à l'aide d'une maquette, «comme à Fukushima au Japon», ou «comme à la centrale du Blayais lors de la tempête de décembre 1999», a précisé Stéphane Lhomme, président de Tchernoblaye et de l'Observatoire du nucléaire.

Reuters
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