Gard: La manifestation des anticorridas tourne à l'affrontement

FAITS DIVERS Des procorrida auraient violemment agressé des anticorrida...

F.F.

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La manifestation anticorrida à Rodilhan (Gard) a viré à l'affrontement.

La manifestation anticorrida à Rodilhan (Gard) a viré à l'affrontement. — Capture d'écran

Une manifestation pacifique d'anticorrida a viré à l'affrontement, à Rodilhan (Gard), d'après site Internet du Parisien. La scène s'est déroulée samedi dernier, mais vient tout juste d'être connue. 95 membres du Comité radicalement anticorrida (Crac) s'étaient donné rendez-vous la semaine dernière dans les arènes de la ville afin de dénoncer la mise à mort des taureaux et s'opposer à l'opération «Graines de toreros», qui met en lumière de jeunes toreadors. Alors qu'ils s'étaient enchaînés entre eux, les militants du Crac auraient été violemment agressés par des procorrida. Une jeune manifestante du Crac témoigne auprès du Parisien: «Ils se sont acharnés sur moi. On m'a arraché mon tee-shirt et mon soutien-gorge. J'ai porté plainte pour violences et pour attouchements sexuels.»

«A Nîme, la corrida est légale»

«Les barbares qui jouissent de la mort des taureaux ont montré leur vrai visage en agressant des femmes, en donnant des coups de pied et de poing à des jeunes filles qui étaient à terre et ne pouvaient pas se défendre», s'est insurgé Jean-Pierre Garrigues, président du Crac, qui fait également état de fractures et de côtes cassées. Du côté des associations de tauromachie, on cherche à minimiser: «Je déplore ce qui s'est passé, mais on est dans un contexte particulier où certains aficionados en ont marre qu'à chaque corrida des militants essaient d'empêcher le spectacle», a indiqué Alberto Garcia au journal. «A Nîmes, la corrida est légale», rappelle-t-il.

Une enquête préliminaire a été ouverte.

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