Béziers: Les syndicats de profs sous le choc

13 contributions
Publié le 14 octobre 2011.

DRAME - La dureté du métier d'enseignant est pointée du doigt, de même que l'attitude de l'Education nationale...

Après l'immolation par le feu d'une enseignante à Béziers, les syndicats de professeurs se veulent prudents. «C’est toujours compliqué de distinguer les motifs personnels des motifs professionnels dans un tel geste», met en garde Frédérique Rolet, secrétaire général du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes).

«Mais s’immoler sur son lieu de travail a quand même un sens. L’Education nationale n’a aucune politique de ressources humaines, d’accompagnement des personnes en difficulté», pointe du doigt la syndicaliste. Selon elle, le taux de suicide chez les professeurs est plus élevé que la moyenne.

La forme même de la tentative de suicide, l’immolation, «est particulièrement violente». «Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il y a un “syndrôme France Télécom”, mais l’Education nationale est touchée de façon brutale par la réorganisation des personnels», complète Albert-Jean Mougin, vice-président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc). Lui aussi dénonce un «métier de plus en plus difficile, plus exposé». «On demande aux profs plus de tâches, on leur met plus de pression sans qu’ils soient pour autant soutenus par l’institution. Tout cela peut conduire à des gestes douloureux..»

Alexandre Sulzer
publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr