Le parapluie dans une main et 1 € dans l'autre, les votants aux primaires se sont déplacés nombreux, hier. « Nous avons un flot régulier depuis 9 h, explique Danièle Amar, présidente d'un bureau de vote dans le 18e arrondissement de Paris. Finalement, les gens sont bien renseignés et n'ont pas de questions particulières sur l'organisation. Seuls deux votants m'ont demandé ce qu'on allait faire des listes d'émargement. » Dans cette petite école, des couples de personnes âgées, des hommes et femmes seules qui prennent leur place dans la file. A la queue-leu-leu, présentation d'une pièce d'identité, signature de la charte, remise de 1 € minimum, puis muni d'un ticket qui servira aussi à venir voter au second tour, chacun se rend dans l'isoloir et vote. « Ce n'était pas évident de vous trouver », raconte un homme avec le sourire. Dans le centre-ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la participation est plutôt au rendez-vous. A l'école de la rue des Bouchers, 320 personnes s'étaient déplacées en fin de journée sur un corps électoral de 3 500 personnes. « Si on fait se déplacer 10 % dans chaque bureau, vous imaginez le total au niveau national », détaille Ali Cherif, vice-président de ce bureau, où une dizaine de personnes se relaient pour faire tourner la machine. Sauf que la participation n'a pas partout été aussi forte. « Dans les bureaux de vote des quartiers plus populaires, il y a quand même beaucoup moins de monde. Mais c'est aussi le cas lors des élections traditionnelles », lâche un partisan d'Aubry qui fait le tour des bureaux de la commune pour la candidate. Peu de jeunes également. « Bon, c'est dimanche matin », glisse un assesseur. M. Go.