Sécurité routière: des mesures annoncées «prématurément»

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Publié le 6 octobre 2011.

TRANSPORTS - Le président de la mission parlementaire sur la sécurité routière dément les mesures révélées ce matin par le rapporteur de cette mission, parlant d'annonce «prématurée» effectuée «sous la pression du ministre de l'Intérieur»...

«Je viens de prendre connaissance avec étonnement de différentes prises de position de M. Philippe Houillon, (...) concernant nos travaux et réflexions actuellement en cours», indique cet après-midi, dans un communiqué, le président la la mission d'information relative à la prévention routière, le député Armand Jung (PS).

«Sous la pression de la droite populaire et de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, dont dépend désormais la sécurité routière, le rapporteur Philippe Houillon a fait état publiquement et prématurément de débats en cours au sein de notre mission d’information», poursuit Armand Jung.

«C’est pourquoi, je désapprouve l’initiative du rapporteur de la mission, et surtout l’annonce de mesures concernant les «petits excès de vitesse», alors que de nombreux Parlementaires de tous bords estiment que ces «petits excès» ont des effets très graves en matière d’accidentologie.»

Le député UMP Philippe Houillon, rapporteur de la mission parlementaire, avait affirmé au Parisien que le gouvernement avait accepté d’attendre la remise de son rapport avant de prendre toute nouvelle décision. De ce document, qui sera remis mi-octobre, et quatre propositions émergaient. Elles sont fortement remises en cause après cette récente prise de position du président de la mission.

Durcissement des sanctions sur l’alcool
En cas d’alcoolémie supérieure à 0,8 g/l, le rapport préconise un retrait de 8 et non plus 6 points sur le permis. Pour ceux qui conduisent depuis moins de 3 ans, les sanctions tomberaient dès 0,2 g/l au lieu de 0,5 g/l. Enfin, comme l’exige déjà le code de la route, tout conducteur serait contraint d’avoir un éthylotest à bord de son véhicule.

Interdiction des kits «mains libres» au volant
Le texte propose d’agir progressivement. En augmentant les sanctions existant déjà dans un premier temps pour les conducteurs qui téléphonent au volant, avant de passer à l’interdiction pure et simple du kit «mains libres». Les conducteurs seraient en outre priés de développer des dispositifs ne nécessitant pas d’intervenir manuellement.

Surveillance renforcée des deux-roues
Tous les deux-roues seraient soumis à un contrôle, y compris les 125 cm3 qui y échappent pour le moment. Philippe Houillon veut par ailleurs revoir le contrôle technique d’une manière globale, et se pencher sur la formation de ceux qui les pratiquent.

Sévérité avec les grands excès de vitesse, indulgence avec les petits
Rouler plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée serait automatiquement considéré comme un délit. A l’inverse, un excès de vitesse ne serait sanctionné que d’une amende, et plus par un retrait de point. Sauf en cas de nouvelle infraction en moins de 6 mois, auquel cas un point serait débité.

Que pensez-vous de ces propositions? Faut-il durcir le ton sur la route? Donnez-nous votre avis dans les commentaires ci-dessous.

J. M. et N. B.
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