« Une crise sanitaire qui prend des allures de crise humanitaire. » Hier, un collectif de 33 organisations qui interviennent dans le champ du logement et de l'hébergement ont dressé un tableau très sombre sur la situation des personnes sans abri ou mal logées. Ce collectif a interpellé le Premier ministre lors d'une réunion à Matignon. « En 2008 après les Don Quichotte, on a cru à l'ambition de l'Etat. Mais en 2011, il y a toujours autant de monde dans la rue, voire plus », s'alarme Matthieu Angotti, porte-parole du collectif. Le Premier ministre a annoncé qu'il réunirait les préfets pour faire le point sur la mobilisation des services de l'Etat. Il a également évoqué l'obligation pour les huissiers de prévenir les préfets ou des commissions spécialisées (Capex) pour prévenir les expulsions locatives. « Intéressant », selon Christophe Robert, délégué adjoint de la Fondation Abbé-Pierre. « Mais nous n'avons pas retrouvé la posture d'une grande mobilisation telle que celle de 2008. »A. S.