Sylvain Jouanneau et son fils Mathis, portés disparus depuis le 4 septembre 2011.
Sylvain Jouanneau et son fils Mathis, portés disparus depuis le 4 septembre 2011. - AFP / Photomontage 20Minutes

© 2011 AFP

Le parquet de Caen a lancé ce lundi un appel à témoins après la disparition début septembre d'un père et de son fils de huit ans, s'inquiétant du sort de l'enfant même si le père est décrit comme y étant «très attaché». Le père, Sylvain Jouanneau, qui a un droit de visite et d'hébergement du petit Mathis, ne l'a pas ramené à sa mère qui en a la garde, le 4 septembre dernier.

«Nous avons certaines inquiétudes sur le sort de cet enfant»

«Nous avons eu des éléments permettant de penser que le père avait enlevé l'enfant de manière préparée et organisée et que ça n'était pas quelque chose de tout à fait spontané», a expliqué le procureur, Catherine Denis, dans un point presse. «Nous avons certaines inquiétudes sur le sort de cet enfant», liées au «caractère volontaire de cette disparition, alors que le père est actuellement fragilisé et dans un état qui peut être un petit peu dépressif», a-t-elle indiqué. «Non pas que nous soyions inquiets sur la santé, la vie de l'enfant - parce que le père est très attaché à son fils», a-t-elle également précisé.

Avant de disparaître avec son fils, Sylvain Jouanneau a envoyé son téléphone portable à ses parents et leur a écrit une lettre, indiquant qu'il souhaitait disparaître volontairement avec son fils et qu'il n'avait pas l'intention de se suicider, selon la même source. Il indique dans sa lettre être parti avec 30.000 euros.

«Des recherches seront effectuées, si nécessaire, à l'étranger»

«Aucune trace d'utilisation de carte bancaire» de Sylvain Jouanneau, dont la voiture a été retrouvée le 10 septembre près de Bayonne et le camping-car dans la région de Caen, n'a par ailleurs été relevée, a ajouté le procureur. «Toutes les pistes sont envisagées», a-t-elle affirmé, en précisant que «des recherches seront effectuées, si nécessaire, à l'étranger». Le parquet a ouvert une enquête pour «soustraction de mineur par ascendant pendant plus de 5 jours», a-t-elle affirmé.

Une ligne téléphonique dédiée à cette disparition, contactable 24 heures sur 24, a été mise en place au 01 41 20 46 00, ainsi qu'une adresse mail pour envoyer toute information utile (jouanneau@interieur.gouv.fr). Des photos sont par ailleurs visibles sur le site www.avisderecherches.interieur.gouv.fr.