De plus en plus de personnes utilisent et pratiquent le covoiturage
De plus en plus de personnes utilisent et pratiquent le covoiturage - POUZET / SIPA

Romain Gouloumès

Faut-il voir dans le covoiturage une pratique économique ou écologique? La réponse est sûrement «les deux». Mutualiser les trajets domicile travail ou les départs en vacances présente le double avantage de réduire les dépenses des automobilistes, et le nombre de voitures sur les routes. A moins de préférer le bus, le covoiturage est le seul moyen de transport à pouvoir offrir un Paris-Lille à 15€. Les conducteurs qui se plaisent à la jouer solo avec l’autoradio en seront pour leur frais.

Avec en toile de fond la crainte d’une récession et le spectre du réchauffement climatique, le covoiturage a tout de l’alternative conviviale, économique et morale, aux transports classiques. Covoiturage.fr est la plateforme d’annonces la plus utilisée en France avec 1,3 million de Français inscrits. En avril dernier, le site se targuait d’avoir économisé plus de 40 millions de litres d'essence et plus de 200.000 tonnes de CO2 depuis sa création.

Location entre particuliers

Apparue plus récemment, la location de voitures entre particuliers consiste à mettre son auto à disposition d’un autre le temps de son trajet. Plusieurs personnes peuvent utiliser le même véhicule sur une journée mais à des moments distincts. Pratique pour déposer un copain à l’aéroport ou faire ses courses, la location peut se prolonger sur de plus longues durées, du week-end jusqu’au mois.

Economiquement, le partage entre particuliers donne aux propriétaires l’occasion de rentabiliser leur véhicule quand ils n’en ont pas l’utilité. La souplesse horaire et tarifaire fait l’affaire du locataire, qui dispose d’une voiture à proximité sans en subir les contraintes. Sur des sites comme Cityzencar et livop.fr, cette partie du service est même automatisé. Pas besoin d’échanger les clés avec le propriétaire, les voitures s’ouvrent et s’allument par un système de boitier sécurisé.

Moins de pots d'échappements

Plusieurs grandes agglomérations françaises ont accommodé le concept d’autopartage à la sauce Vélib’. Le principe de base reste le même, seulement les parcs de voitures  sont mises à disposition en libre service par des entreprises. Les parcs sont composés exclusivement de véhicules récents, aux dernières normes de pollution, quand ils ne sont pas électriques comme à Paris et Nice. Comparés aux coûts cumulés d’achat, d’entretien, d’assurance ou de carburant d’un véhicule, les tarifs restent tant bien que mal attractifs.

Dans tous les cas, le nombre de pots d’échappements en ville diminue. Qui viendra s’en plaindre?