«Personne ne peut dire ce qu’il va se passer, confiait, dimanche, un avocat de Jacques Chirac. C’est au président du tribunal de décider.» A la manœuvre dans l’affaire des emplois fictifs, Dominique Pauthe doit désormais choisir entre trois scénarios différents.
Si le tribunal correctionnel veut s’assurer que Jacques Chirac n’a «plus la capacité de participer au déroulement des audiences», il peut commander une contre-expertise auprès d’un médecin indépendant. Cela retarderait les audiences de quelques heures à quelques jours et laisser le temps au président du tribunal de réfléchir plus longuement à la situation actuelle.
Dominique Pauthe peut autoriser les avocats de l’ancien chef d’Etat à le représenter durant les audiences. Les débats risquent alors de souffrir de l’absence du prévenu principal, suspecté d’avoir «mis sur pieds le système global d’emplois fictifs» à la mairie de Paris. Les autres prévenus pourraient évidemment contester cette décision.
Dominique Pauthe peut aussi choisir de reporter le procès. La proximité de la période électorale et l’état de santé déclinant de Jacques Chirac ne plaident pas en cette faveur.