Mauvaise nouvelle pour Bernard Ripert. Cet ancien avocat de membres du groupe extrémiste Action directe a été condamné ce vendredi à deux mois de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende pour s'être réjoui de la mort d'un gendarme en octobre 2009.
Bernard Ripert a été condamné par le tribunal de Lons-le-Saunier (Jura) pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, a indiqué le tribunal. «Vous connaissez la bonne nouvelle? Non? Il y a un flic qui est mort cette nuit, c'est une bonne nouvelle, une belle journée qui commence, ça en fait un de moins au bord des routes», aurait-il commenté, selon des témoignages, le 14 octobre 2009, dans la salle d'audience de la Cour d'assises du Jura, en apprenant le décès du militaire, écrasé la veille par un chauffard.
Alerté par des syndicats de policiers, Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, avait déposé plainte contre l'avocat au barreau de Grenoble. Ce dernier s'est défendu devant le tribunal correctionnel, le 8 juillet dernier, en affirmant qu'il s'agissait d'une «boutade» adressée à une journaliste et non destinée aux policiers présents dans la salle qui avaient entendu ces propos. Bernard Ripert a annoncé son intention de faire appel.
«Cette décision est une décision politique qui n'a aucun fondement juridique, qui ne cherche qu'à m'atteindre en ma qualité d'avocat et à me faire taire», a-t-il indiqué. «Je me suis défendu sur le fait que la liberté d'expression existe en France et qu'en aucun cas je ne pouvais outrager des policiers auxquels je ne m'adressais pas», a-t-il ajouté.