Marseille: L'été meurtrier pour le préfet

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Publié le 23 août 2011.

SECURITE - Huit mois après sa nomination, Gilles Leclair doit officiellement débarqué ce mercredi...

Un petit tour et puis s’en va. Huit mois après son arrivée, le préfet de police de Marseille Gilles Leclair doit être officiellement débarqué aujourd’hui par Nicolas Sarkozy en Conseil des ministres. Il doit être remplacé par Alain Gardère, un proche du ministre de l’Intérieur, qui devrait prendre ses fonctions lors de la visite de Claude Guéant à Marseille le 29 août. «20 Minutes» décrypte les raisons de son éviction.

Un mauvais bilan Avec des cambriolages en hausse de 14% au premier semestre 2011 par rapport à la même période l’an dernier et une augmentation de 40% des vols à main armée, la préfecture des Bouches-du-Rhône ne s’en cache pas : les chiffres de l’insécurité ne sont pas bons. A la fin juillet, «150 vols  à main armée étaient déjà enregistrés alors qu’en décembre 2010, on en comptait 195», déplore Patrick Mennucci (PS). Et même si, comme le précise la préfecture, certains indicateurs, comme le nombre d’atteintes volontaires à l’intégrité physique, ont connu une légère baisse en juillet, cela n’a pas suffi à sauver le bulletin de notes de Gilles Leclair.

Des faits divers spectaculaires Durant l’été, Marseille a fait la une des médias. Entre l’attaque d’un TER dans les quartiers Nord, Vinci qui abandonne son parking de la porte d’Aix à la suite d’intimidations ou la succession de règlements de compte spectaculaires sur fond de trafic de drogues, la cité phocéenne n’a pas été épargnée par les problèmes d’insécurité. Un enchaînement fatal à Gilles Leclair qui avait déjà été placé début mai sous les feux des projecteurs après la mort du jeune Antoine, 15 ans, abattu par un riverain alors qu’il cambriolait le local d’une société.

Sarkozy en campagne Thème favori de l’UMP en général et du chef de l'Etat en particulier, la lutte contre l’insécurité va être l’un des grands sujets pour la présidentielle de 2012. Attaqué par le PS qui lui reproche «des coupes budgétaires et des baisses d’effectifs» qui ont transformé Marseille en «théâtre de drames de plus en plus fréquents» et par le FN qui stigmatise son manque de fermeté, Sarkozy espère en changeant de préfet prouver qu’il reste maître de la situation.

Jérôme Comin
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