L’urgentiste soupçonné d’au moins quatre cas d’euthanasie active peut compter sur de nombreux soutiens. Outre une pétition sur Facebook en sa faveur qui réunit déjà 11.000 personnes, et une autre réunissant 14.000 signatures, le docteur Nicolas Bonnemaison peut se targuer d’avoir le soutien d’une bonne partie de son établissement de Bayonne, le centre hospitalier de la Côte Basque.
Un rassemblement va être organisé ce mardi après-midi dans l’enceinte de l’hôpital, annonce Sud-Ouest. «Un collectif de personnels médicaux et paramédicaux du centre hospitalier de la Côte Basque à Bayonne souhaite exprimer son soutien au docteur Bonnemaison par un rassemblement calme et digne de courte durée», explique un communiqué du collectif.
Le médecin urgentiste de 50 ans a été mis en examen vendredi pour «empoisonnement» pour au moins quatre cas d’euthanasie active entre avril et août, mais remis en liberté sous contrôle judiciaire dans la foulée. Le parquet a déjà annoncé son intention de faire appel. Aucune plainte pour le moment n’a été déposée par les quatre familles concernées.
Cette affaire relance le débat sur l’euthanasie en France, où seule l’euthanasie passive est légale depuis la loi Léonetti de 2005. Ce texte instaure le principe du droit de «laisser mourir» un patient en fin de vie. Le médecin peut décider, avec l’accord de son patient, de stopper tout traitement.