Elève appliquée, mais qui n’arrive pas encore à progresser. Malgré ses efforts des dernières années pour moderniser son système d’enseignement supérieur, la France reste en rade dans le classement de Shanghai des universités.
Mis en ligne dimanche soir sur le site de l'université de Shangai, ce palmarès très attendu montre que la France piétine dans le top 100 et perd même des places dans le top 500 des facs. Sans surprise, les établissements américains s’offrent la tête du peloton avec 17 des 20 premières places du palmarès. Ainsi, la première université française à y figurer n’apparait qu’en 40 eme position.
Et seulement trois établissements français se maintiennent dans le top 100 : Paris-Sud Orsay (Paris XI) à la 40 ème place, Pierre-et-Marie Curie (Paris VI) à la 41 ème place et l’Ecole normal supérieure (ENS-Ulm) à la 69 ème place. Si l’on regarde le top 500, la France recule, en passant du 6 ème au 8 ème rang mondial, avec 21 établissements distingués.
Des résultats qui sont à nuancer pour beaucoup d’observateurs, car le classement, publié depuis 2003, évalue surtout les performances des établissements en matière de recherche et peu la qualité de l’enseignement et l’insertion professionnelle des étudiants. Ainsi, le nombre de prix Nobel, de médailles Fields et d’articles publiés dans des revues uniquement anglo-saxonnes sont déterminants.