La fièvre des fusions agite le marché mondial de la bière, où les brasseurs tentent de réagir face au ralentissement de leurs marchés historiques et à la flambée des matières premières.
La fièvre des fusions agite le marché mondial de la bière, où les brasseurs tentent de réagir face au ralentissement de leurs marchés historiques et à la flambée des matières premières. - Leon Neal AFP/Archives

Propos recueillis par Delphine Bancaud

«Je suis partagé quant à ces nouvelles mesures. D’un côté, elles vont permettre de limiter certains faits divers. Car j’ai déjà vu des personnes sous l’emprise de l’alcool, se battre dans les rues de Toulouse, ou défoncer des poubelles. Mais c’est dommage que l’irresponsabilité de certains pénalise tout le monde.

«D’autre part, j’ai bien peur que ces interdictions ne donnent un coup de frein à la vie nocturne toulousaine et que les jeunes ne sortent plus. Pourtant, les regroupements des gens sur des places, comme en Espagne, étaient ultra-conviviaux.

«Eloigner les SDF du centre ville»

«A titre personnel, cette nouvelle donne va aussi me gêner. Car il m’est arrivé plusieurs fois d’aller acheter des bouteilles après la fermeture des bars pour prolonger une soirée improvisée entre amis. Désormais, on va devoir faire des réserves. Ce sera moins spontané.

«Enfin, je pense que l’interdiction de boire de l’alcool vise surtout à éloigner les SDF du centre ville. C’est assez dérangeant car on va isoler encore plus des personnes déjà exclues de la société.»