Service psychiatrie du Centre hospitalier Belair à Charleville-Mezieres (Ardennes), en juin 2005.
Service psychiatrie du Centre hospitalier Belair à Charleville-Mezieres (Ardennes), en juin 2005. - MULLER FREDDY/SIPA

La loi réformant l’hospitalisation sans consentement en psychiatrie entre en application ce lundi. Dénoncé alors qu’il n’était encore qu’un projet de loi, le texte est décrié par le monde de la psychiatrie. Jugé «antithérapeutique» par les uns et accusé de porter des «atteintes considérables aux libertés et aux droits sociaux» par les autres, il a même poussé un collectif à mettre en ligne sa «déclaration d’entrée en résistance».

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Mis en place après un faits-divers à Grenoble, le texte, en assouplissant les procédures d’hospitalisation sous contrainte, «offre des outils réclamés par les familles et les psychiatres», affirmait à 20Minutes le rapporteur UMP du texte à l’Assemblée. Mais la «période d’observation de 72 heures» prévue est notamment dénoncée comme une «garde à vue psychiatrique» par le collectif Mais c’est un homme.

Déjà, le collectif des 39 avait refusé de voir le métier de soignant dévier vers la «flichiatrie», dénonçant une «déraison d’Etat». Cette fois, ses confrères de Mais c’est un homme appelle les soignants à refuser la mise en place des mesures de contraintes telles qu’elles sont prévues par la loi.

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