Après la Sécurité sociale et le resto U, les frais d'inscriptions augmentent.
Après la Sécurité sociale et le resto U, les frais d'inscriptions augmentent. - G. VARELA / 20 MINUTES

Un premier dossier épineux pour le tout nouveau ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez. Après l'Unef et la Fage, le syndicat SUD-Etudiant est monté au créneau vendredi contre l'augmentation des frais d'inscription à l'université annoncée en début de semaine dernière. Car en septembre, les droits d'inscription en licence augmenteront de 1,72% (pour passer de 174 à 177 euros), de 4,7 % en master (de 234 à 245 euros) , de 3,6 % en doctorat (de 359 à 372 euros) et de 3,5% pour les écoles d'ingénieurs publiques (de 564 à 584 euros).

Une série d'augmentations

Des hausses qui passent d'autant plus mal qu'elles viennent s'ajouter à une augmentation de 3 euros de la Sécurité sociale étudiante et à celle du ticket de resto U (+1,7 %). «Tout ça mis bout à bout, ça commence à faire beaucoup, a confié à 20 Minutes, le président de l'Unef, Emmanuel Zemmour. C'est un mauvais signe envoyé aux étudiants. Cela souligne que l'accès aux études devient de plus en plus discriminant. C'est d'autant plus étonnant que Laurent Wauquiez s'est fait connaître par son engagement envers les classes moyennes.»

Autre inquiétude des syndicats: que le dizième mois de bourse promis aux étudiants en septembre ne soit pas intégralement versé. «Le versement du dixième mois de bourse en entier au mois de septembre nécessite une rallonge de 80 millions d'euros qui n'est, à ce jour, toujours pas garantie», lance Emmanuel Zemmour.

Interrogé par 20 Minutes, le ministère précise que l'augmentation des frais d'inscription et du ticket de resto U «est modérée». En soulignant que ces hausses «ne sont pas une décision du ministre» et avaient été actées avant sa venue au ministère. Auteur d'un rapport sur les aides sociales des étudiants en 2005, Laurent Wauquiez a récemment indiqué qu'il voulait améliorer les conditions de vie des étudiants. Les syndicats veulent le prendre au mot.

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