Photo non datée de Zouzou, renardeau menacé d'être retiré à la famillle qui l'a recueilli, près de Bergerac.
Photo non datée de Zouzou, renardeau menacé d'être retiré à la famillle qui l'a recueilli, près de Bergerac. - Famille Delanes

«Ils ne le prendront pas!» Qu’importe la décision prise par le procureur de Bergerac mardi, Didier n’entend pas laisser la justice venir priver sa famille de Zouzou, le renardeau qu’ils ont recueilli. Condamné à une amende de 300 euros, le couple a été informé mardi que l’animal leur sera retiré et placé dans un centre. «Mais on ne sait toujours pas quand», note Didier.

«Quand ils vont venir le chercher, ça risque de dégénérer», prévient l’homme, qui a recueilli le renardeau au bord d’une voie expresse où sa mère venait de se faire tuer. Pour ne pas en arriver là, sa compagne, Ana-Paula, et lui ont élaboré un autre plan: confier Zouzou à quelqu’un qui a le fameux certificat de capacité pour l’élevage d’animaux non-domestiques.

«Ils veulent faire de notre cas un exemple»

«On cherche quelqu’un qui soit pas trop loin de chez nous, pour garder le contact avec Zouzou en attendant l’appel», explique Didier, évoquant des contacts avec une femme vivant à Limoges. La procédure judiciaire, de fait, n’est pas terminée. Et le couple mise sur le fait que l’appel qu’ils ont déposé pourrait être examiné à Bordeaux.

«En Dordogne, ils veulent faire de notre cas un exemple, estime Didier. Ils sont furieux parce qu’on a médiatisé l’affaire, ils disent qu’ils ont reçu des menaces de mort. Mais nous aussi on en a reçu!» La famille ne lâchera pas, mais craint de perdre le lien avec leur renardeau s’il leur était retiré. L’affaire est donc loin d’être terminée.

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