La Cour de cassation a rejeté ce mercredi la demande de regroupement à Paris de l'ensemble des procédures dans l'affaire du Mediator.
Ce rejet ouvre la voie à un premier procès pénal pour «tromperie aggravée» à Nanterre, où ont été déposées trois citations directes. Ces trois citations directes, déposées devant la présidente de la 15e chambre correctionnelle du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez, visent notamment le groupe Servier, son fondateur de 88 ans Jacques Servier, ainsi que la société Biopharma, qui a commercialisé le Mediator.
La plus haute juridiction française a refusé la demande du parquet de regrouper ce dossier ouvert par des plaignants avec deux informations judiciaires ouvertes à Paris. Une audience technique se tiendra donc le 26 septembre, pour fixer les débats sur le fond au printemps. Si la Cour avait accepté le regroupement des dossiers à Paris, le procès global aurait vraisemblablement dû attendre plusieurs années.
Le Mediator a été retiré du marché en novembre 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. Cet antidiabétique, largement prescrit comme coupe-faim, a causé 500 à 2.000 décès, selon plusieurs études. Cinq millions de malades l'ont utilisé.