Pascal Wilhelm: Françoise Meyers-Bettencourt «a touché 300 millions d'euros»

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Publié le 9 juin 2011.

JUSTICE - L'avocat de Liliane Bettencourt se dit «extrêmement surpris» de la procédure qui le vise...

«Mardi encore, j'ai passé l'après-midi avec Liliane Bettencourt, sa fille et son gendre. Personne n'a évoqué une telle procédure.» Pascal Wilhelm, l’avocat de l’héritière de L’Oréal, se déclare surpris de la reprise de la bataille judiciaire entre sa cliente et sa fille, par laquelle il est directement visé. «J'ai été extrêmement surpris de découvrir cette action dans la presse», déclare-t-il dans un entretien publié ce jeudi par Le Figaro.

L'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt a saisi un juge des tutelles pour suggérer des mesures de protection juridique limitant les possibilités d'initiative financière de la milliardaire. La nouvelle requête met en cause notamment Pascal Wilhelm, qui dispose d'un «mandat de protection future» le désignant par avance comme le gestionnaire des affaires de la milliardaire en cas d'incapacité.

«Protocole d’accord»

Françoise Meyers-Bettencourt évoque en outre une situation de conflit d'intérêts avec l'investissement par sa mère dans la société de Stéphane Courbit, dont Pascal Wilhelm est également l'avocat.

«J'ai informé Didier Martin, l'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt, avec lequel je travaille régulièrement, de cet investissement dans une société dont je suis l'un des avocats, exactement comme le prévoit le protocole d'accord dans ce cas», déclare Pascal Willhelm au Figaro.

«Une décision qui lui appartient»

L'avocat revient aussi sur le volet de l'accord financier conclu à Noël entre la mère et la fille. Un accord qui permet à la fille de Liliane Bettencourt de percevoir une part des dividendes issus de L'Oréal. «Grâce à ce mécanisme, elle (Françoise Meyers) a ainsi touché 300 millions d'euros», affirme Pascal Wilhelm.

Liliane Bettencourt se dit «ulcérée» par l'attitude «épouvantable» de sa fille et la menace de représailles. «C'est une décision qui lui appartient, commente Pascal Wilhelm. Si elle décidait d'agir en justice, il lui faudrait un autre avocat avec moi.»

C. F. avec Reuters
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