Machisme en politique: La parole des femmes se libère

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Publié le 29 janvier 2014.

SOCIÉTÉ - usieurs élues ou ministres témoignent dans la presse après les affaires Tron et DSK...

Elles ne manquaient pas d’anecdotes. Désormais elles les racontent publiquement. Plusieurs femmes politiques ont témoigné dans la presse ces derniers jours du machisme plus ou moins ordinaire qu’elles subissaient dans le cadre de leurs fonctions. La parole semble s’être libérée depuis les deux récents scandales sexuels impliquant deux hommes politiques français – et les commentaires qu’ils ont suscités - : l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle et tentative de viol aux Etats-Unis et la démission de Georges Tron, secrétaire d’Etat à  la Fonction publique, accusé par deux femmes de harcèlement sexuel.

«Sincèrement, il existe un machisme évident vis-à-vis des femmes politiques qui révèle l'état de la société», souligne l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage. Elle fait partie des neuf personnalités politiques interrogées par Libération ce mardi. «L'univers politique est fait de rapports de forces. Ce n'est pas un lieu où une femme ose se plaindre», raconte pour sa part la dirigeante écologiste Cécile Duflot.

«Habillée comme ça, faut pas s’étonner de se faire violer!»

Eviter de se mettre en jupe quand on doit parler devant une assemblée d’hommes, essuyer des remarques sexistes du genre «D’accord, parce que tu as de jolis yeux» ou «On ne va quand même pas mettre à la direction une mère de famille nombreuse»… Les témoignages de Dominique Voynet (élue EELV), Roselyne Bachelot (ministre des Solidarités), Aurélie Filipetti (députée PS) ou encore Clémentine Autain (militante antilibérale) se rejoignent.

La veille, dans Le Parisien,  ce sont les propos de plusieurs députées qui sont rapportés, faisant état du machisme et du paternalisme déplacé qui règne à l’Assemblée nationale. Une élue socialiste se serait ainsi entendue dire par un collègue UMP des Yvelines: «Habillée comme ça, faut pas s’étonner de se faire violer!» Selon le quotidien, la ministre des Sports Chantal Jouanno affirme elle-même ne pas pouvoir porter de jupe dans l’hémicycle sans entendre dans son dos des remarques salaces.

«L’affaire DSK va libérer la parole des femmes et va changer beaucoup de choses, souligne dans les colonnes du journal Chantal Brunel, rapporteur général de l’Observatoire de la parité. Cette affaire fera plus pour le féminisme que tous les textes de loi.»

Catherine Fournier
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