Crash du vol Rio-Paris: le «Spiegel» évoque un brusque décrochage

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Publié le 22 mai 2011.

ENQUÊTE - Mais les circonstances qui y ont mené ne sont pas encore claires...

L'accident du vol AF447 Rio-Paris en juin 2009 est dû à un brutal décrochage de l'A330 d'Air France, a affirmé dimanche le magazine allemand Spiegel, citant un expert ayant participé à l'analyse des données récupérées sur les boîtes noires de l'appareil.

Face à la pression et aux spéculations sur les causes de l'accident les enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses français (BEA)  ont décidé d'avancer leur calendrier en rendant public en fin de semaine prochaine «des éléments factuels sur le déroulement du vol qui détermineront les circonstances de l'accident mais en aucune façon les causes».

Seulement quatre minutes

Selon la source du Spiegel, citée sous couvert d'anonymat, si les causes exactes de l'accident n'ont pu être déterminées, l'analyse des enregistreurs de vol laisse à penser que les sondes de vitesse des avions, dites sondes Pitot, ont givré, empêchant la transmission de données exactes sur la vitesse de l'appareil.

L'accident n'a duré au total que quatre minutes, selon la source du Spiegel. L'enregistreur des données techniques indique «un brusque tangage de l'appareil peu après la panne des indicateurs de vitesse», mouvement qui a causé le décrochage de l'avion et sa chute, selon cet expert.

Erreur de pilotage ou sondes Pitot?

Selon le Spiegel, il n'est pas clair si cet enchaînement est le résultat d'une erreur de pilotage, ou si les ordinateurs de vol avaient cherché à compenser ce qui apparaissait comme une perte de puissance en raison de la défaillance des indicateurs de vitesse.

D'après l'enregistreur des conversations dans la cabine de pilotage, le commandant de bord, Marc Dubois, ne se trouvait pas dans le cockpit au moment où la première alarme a retenti et on l'entend regagner à la hâte le cockpit et «crier des instructions à ses deux copilotes», selon la source du Spiegel.

Les enregistreurs de vol ont été repêchés début mai, près de deux ans après l'accident, et se sont révélés exploitables. L'enquête sur l'accident est particulièrement suivie en Allemagne, 28 des 228 victimes de la catastrophe étant allemandes.

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