Renault coupable après un suicide: La CGT «espère que cela va faire changer les choses»

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Publié le 19 mai 2011.

JUSTICE - Harassé, un salarié avait fini par se jeter du cinquième étage du Technocentre de Guyancourt en 2006...

Il avait perdu huit kilos, ne dormait plus la nuit et pleurait tous les soirs. Surchargé de travail, Antonio avait fini par se jeter du cinquième étage du Technocentre Renault de Guyancourt (Yvelines) en octobre 2006.

La cour d’appel de Versailles a retenu, ce jeudi, la «faute inexcusable» de Renault dans le suicide de ce salarié. Comme en première instance, la cour a jugé le constructeur coupable au motif qu’il «aurait dû avoir conscience du danger auquel» son salarié «était exposé dans le cadre de son activité». En conséquence, Renault devra donc verser une rente à la famille du salarié défunt.

Le constructeur réfléchit à un recours en cassation

«C’est une bonne chose», a réagi Michel Fontaine, secrétaire général de la CGT à Guyancourt. «Maintenant, j’espère que cela va faire changer les choses. Ce qui a été mis en place depuis cette affaire n’est pas suffisant.» Après Antonio, deux autres salariés du Technocentre de Guyancourt avaient également mis fin à leurs jours, contraignant Renault à mettre sur pieds un plan d’aide aux salariés. «Nous allons maintenant étudier les motivations de la cour d’appel», a confié à 20 Minutes un porte-parole du groupe. «Nous verrons alors si nous déposons un recours en cassation.»

Vincent Vantighem
Emploi

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