Le Technocentre Renault,à Guyancourt, où trois salariés se sont suicidés en 2006-2007.
Le Technocentre Renault,à Guyancourt, où trois salariés se sont suicidés en 2006-2007. - M. FEDOUACH / AFP

Il y a bien une «faute inexcusable» de la part de Renault. La cour d'appel de Versailles reconnu ce jeudi que la «faute inexcusable» de Renault pouvait être retenue dans le suicide en 2006 d'un ingénieur du Technocentre à Guyancourt, dans les Yvelines.

Il s'agissait du premier dossier de ce type à parvenir à ce stade de la procédure. Mercredi, l'avocate de la famille du salarié s'était dite «assez confiante», soulignant qu'il s'agissait là de faire évoluer le «droit sur l'obligation de sécurité».

Le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Nanterre avait conclu en décembre 2009 à la «faute inexcusable» du constructeur au motif qu'il «aurait dû avoir conscience du danger auquel [son salarié] était exposé dans le cadre de son activité professionnelle». Renault avait fait appel de cette décision.

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