Ses trois obstacles, « le fric, les femmes et [sa] judéité »

Dans son édition d'hier, Libération raconte son déjeuner confidentiel avec le directeur général du FMI le 28 avril dernier à Paris. « Cordial, souriant, détendu », Dominique Strau...

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Dans son édition d'hier, Libération raconte son déjeuner confidentiel avec le directeur général du FMI le 28 avril dernier à Paris. « Cordial, souriant, détendu », Dominique Strauss-Kahn s'inquiète de savoir si le journaliste a gardé ses téléphones à table, lui qui « ne conserve sur lui que ‘‘le crypté'' fourni par le FMI ». « Il affirme redouter les mauvais coups de ‘‘Guéant'', le ministre de l'Intérieur, et se dit sur ses gardes après avoir eu de fortes présomptions d'être surveillé », écrit Antoine Guiral. « Sans dire formellement qu'il est candidat à la primaire du PS, le patron du FMI laisse entendre que sa feuille de route est prête », poursuit le journaliste. DSK énumère ensuite les trois principales difficultés qu'il devra surmonter sur le chemin de la présidentielle : « Le fric, les femmes et ma judéité. » « Oui, j'aime les femmes... Et alors ? [...] Depuis des années, on parle de photos de partouzes géantes, mais je n'ai jamais rien vu sortir... Alors qu'ils les montrent ! » « Tout à sa volonté de se poser en victime », écrit Libération, DSK, que les sondages donnent alors vainqueur face à Nicolas Sarkozy en 2012, « se met à imaginer ‘‘une femme [qu'il aurait] violée dans un parking et à qui on promettrait 500 000 ou un million d'euros pour inventer une telle histoire...'' »F. V.

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