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19h07: La séance est terminée. Elle reprend mercredi à 9h, par l'audition des témoins
19h05: Dominique de Villepin affirme qu'il a su que les listings étaient faux en 2006.
"Seulement en 2006?", questionne la présidente. L'ancien Premier ministre hésite, et confirme. Un article du Point évoquait pourtant la falsification dès 2004.
18h20: Jean-Louis Gergorin se sentait menacé, et payait une protection
18h00: Jean-Louis Gergorin croit toujours à la vérité
"Même si cela paraît totalement hallucinant aujourd'hui, mais j'y croyais à l'époque (aux faux listings)" s'exclame le corbeau. "J'étais accusé de partout, mon nom était déjà cité partout, mais je persiste à l'époque, parce j'y crois".
Jean-Louis Gergorin se fait passer pour un peu fou à cette époque, à cause de la pression, et surtout car il croit fermement à la vérité de ces listings.
17h40: La présidente et Jean-Louis Gergorin se perdent dans les listings
"Les documents ne sont pas très lisibles", remarque la présidente de la cour d'appel. Elle suit du doigt les lignes de compte.
17h31: Dominique de Villepin ne lâche rien. Il se défend mordicus.
De nouveau, il répète que le ministre ne peut pas faire d'"interprétations. Il travaille sur des faits, car l'exercice de l'Etat ce n'est pas un art de divination!" s'exclame de Villepin.
"Le général Rondot ne m'a jamais rien dit, il ne m'a jamais dit que tout était faux!" s'exclame Dominique de Villepin, virulent. "Je ne suis pas un expert en rondologie. Le ministre n'a pas à décrypter, il s'appuie sur des faits", continue-t-il.
17h17: Dominique se mouche devant le micro, toute la salle en profite
17h13: "Une rencontre entre MM. de Bousquet, Sarkozy et moi-même sur ce sujet", déclare Dominique de Villepin. Il réfute la présence d'Eric Woerth, qu'a mentionnée le matin même l'épouse d'Imad Lahoud, Anne-Gabrielle Heilbronner.
17h05: «Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, ne m’a jamais rien dit» égratigne Dominique de Villepin.
16h47: "Seule la DGSE savait, pas la DST, pas un autre service, mais la DGSE" savait que les comptes Clearstream étaient des faux, déclare Dominique de Villepin.
La DGSE, la direction générale de la sécurité extérieure, était le service de renseignement rattaché au ministère de la Défense. Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères, c'est donc la Défense qui connait la vérité de cette affaire, et non le ministère de l'Intérieur.
16h30: Dominique de Villepin maintient sa défense, assurant qu'il n'a pas été mis en garde contre une possible manipulation
de Villepin regrette que les faits soient vus aujourd'hui, quand les éléments sont clairs, alors qu'à l'époque, tout était flou, souligne-t-il.
"Je suis stupéfait que ce juge, un des meilleurs de France, n'ait pas vu rapidemment cette manipulation" interroge Dominique de Villepin. L'ancien patron du Quai d'Orsay attaque, ne veut pas être vu comme complice par omission.
16h25: Dans le prétoire, Dominique de Villepin affiche sa différence. Quand il n'est pas à la barre, il est placé seul, sur la travée de droite, alors que Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud sont postés, ensemble, de l'autre côté.
16h11: de Villepin s'énerve un peu. "Il n'y avait pas d'éléments probants pour que j'agisse différemment", se défend l'ancien patron du Quai d'Orsay.
"Mais d'où venaient mes informations? De la DST! Et elle ne m'a pas du tout adressé de mise en garde en 2004!" répond-t-il vivement.
16h09: Dominique de Villepin se défend à la barre
"A aucun moment, ni le général Rondot ni la DST n'ont voulu me mettre en garde". En juillet 2004, "à ce stade, il y a des interrogations, il y a des questionnements", ajoute l'ancien ministre des Affaires étrangères.
15h54: Maître Metzner pique un roupillon
Au premier rang, face aux juges, l'avocat de Dominique de Villepin, ce matin incisif avec l'épouse d'Imad Lahoud, digère tranquillement...
15h47: Jean-Louis Gergorin attaque Imad Lahoud sur ces lettres.
L'informaticien se défend:"L'envoi, oui, les documents, oui, mais je ne suis absolument pas l'auteur de la lettre, ce n'est pas moi qui rédige le texte, c'est Jean-Louis Gergorin qui le fait tout seul dans son coin!".
15h45: Imad Lahoud réfute être le corbeau
"Je ne suis absolument pas l'auteur de cette lettre, rien n'a été trouvé dans les ordinateurs perquisitionnés", déclare Imad Lahoud
"Pourquoi, dans cette lettre, avoir signé les initiales D.T., faisant référence au Watergate?", questionne la présidente. "Je croyais que c'était une affaire majeure, c'est pourquoi j'ai mis ces initiales", répond l'ancien responsable d'Eads.
15h31: "Je suis l'auteur de cette lettre" qui a été adressée au juge Van Ruymbeke, reconnaît Gergorin
J'étais effrayé à ce moment, il y a avait plusieurs instructions contradictoires en cours, et il n'y avait qu'une source à ce moment-là: Imad Lahoud.
15h26: "Je l'ai fait à la demande de Dominique de Villepin", attaque Jean-Louis Gergorin
"Il a lancé la boule, sur demande du président de la République, et ensuite il a pris ses distances, et il est ensuite toujours apparu comme un spectateur très intéressé".
15h25: "On est au coeur du dossier, avec la dénonciation au juge Van Ruymbeke, aaccompagnée de documents falsifiés" dit la présidente
15h15: La présidente lit la deuixème lettre du corbeau datant de juin 2004
15h10: La présidente Beauquis lit la lettre de dénonciation du 3 mai 2004.
Le corbeau y décrit oligarches russes, ousbeks, comptes RMDA, mafia, narcotraficants et responsables français...Les sommes des pseudos comptes se chiffrent à plusieurs centaines de millions de dollars.
15h07: La cour étudie les lettres de dénonciations adressées au juge Renaud Van Ruymbeke
15h06: La séance reprend
13h43: La séance est suspendue jusqu'à 15h
13h35: "Quelle a été la motivation d'Imad Lahoud dans cette affaire?" demande-t-on à Anne-Gabrielle Heilbronner
"Je ne sais pas, je ne vois pas de mobile. Mais ce qui compte mais aujourd'hui c'est que la page est tournée", continue l'épouse de Lahoud.
13h30:" En 2004, ma relation avec Imad Lahoud était distante", déclare Jean-Louis Gergorin
C'est après la médiatisation de l'affaire que nous avons eu plus de relations, continue l'ancien responsable Eads.
13h25: Savez-vous que votre époux à rencontré Oussama ben Laden?
"Je l'ai appris par la suite. Je ne m'intéresse pas à ça" déclare Anne-Gabrielle Heilbronner. "Croyez-vous votre mari lorsqu'il dit qu'il a rencontré Oussama ben Laden?" la questionne-t-on. "Je retrouve aujourd'hui mon mari, tel que nous nous sommes connus tous jeunes et que nous avons décidé de faire notre vie ensemble. Les années 2000-2004, il n'a fait que des bêtises, c'est pourquoi nous sommes là aujourd'hui. Mais aujourd'hui c'est un nouvel homme, c'est pourquoi aujourd'hui je crois à ce qu'il dit", dit son épouse.
13h16:"Je n'ai pas dit que Jean-Louis Gergorin est dingue, c'est Nathalie Kosciusko-Morizet qui l'a dit!" rectifie Anne-Gabrielle Heilbronner
Ses déclarations portent sur ses propos récupérés par écoutes téléphoniques. "Je sais qu'Imad avait aucun mobile". "Aucun mobile politique?" questionne-t-on. "Non aucun mobile. Il avait une situation à Eads, à mon avis, il travaillait", ajoute Anne-Gabrielle Heilbronner.
13h08: Maître Metzner, l'avocat de de Villepin et Anne-Gabrielle Heilbronner ferraillent à la barre.
"Non maître, non, non, non maître", répète-t-elle lorsque l'avocat l'attaque sur ses propos récupérés par des écoutes téléphoniques.
13h06: Anne-Gabrielle Heilbronner se sent mal
Elle se touche le ventre, demande un verre d'eau qu'on lui apporte. «Le 13 mai 2006, ce jour, Imad a fait une tentative de suicide», déclare son épouse. «Je cherche des sorties. La pression médiatique était effrayante», continue-t-elle.
13h00: Anne-Gabrielle Heilbronner ne se souvient pas de l'interprétation de ses propos tenus le 29 avril 2004
La cour et les avocats ont à la main la transcription des écoutes. Anne-Garielle Heilbronner suit ses propos lus par l'avocat général. "Je ne sais pas comment Nicolas Sarkozy a appris" les attaques dont il était l'objet, déclare l'épouse Lahoud. "Je n'étais pas présente quand Nicolas Sarkozy a appris tout cela". C'est par Eric Woerth, alors son ministre, que l'épouse d'Imad Lahoud a appris cette réaction de l'ancien ministre de l'Intérieur.
12h52: La cour étudie des propos récupérés par des écoutes téléphoniques entre Imad Lahoud et Anne-Gabrielle Heilbronner
L'avocat général rappelle les propos ennoncés par Anne-Gabrielle Heilbronner à la suite d'une perquisition au domicile familial. Elle déclare qu'elle veut "faire secouer Imad pour le faire réagir".
12h41: "Je cherche à protéger Eric Woerth" déclare Anne-Gabrielle Heilbronner
"Sur mes propos qui viennent des écoutes, je ne conteste rien. Je cherche alors à protéger Eric Woerth, dont j'étais sa directrice de cabinet, car on approchait d'un remaniement".
12h30: «C'est ma religion qui vous pose un problème maître?» interroge Anne-Gabrielle Heilbronner à Maître Metzner, faisant référence à un article du JDD de la semaine dernière.
La sortie est immédiatement rembarrée par la présidente Christiane Beauquis.
12h15: «Je suis sûre de ce que m'a dit Philippe Faure, qui m'avait dit qu'il avait donné le manuscrit d'Imad à Dominique de Villepin» déclare l'épouse Lahoud. Maître Metzner, avocat de Dominique de Villpin, interroge Anne-Gabrielle Heilbronner. Il souligne qu'elle est en contradiction avec son mari Imad Lahoud concernant deux passages du manuscrit concernant deux déjeuners avec Nicolas Sarkozy.
12h11: «Dominque de Villepin me connaissait, il m'a déjà vue à l'inspection des Finances, à l'Office national des forêts, en Conseil des ministres» souligne Anne-Gabrielle Heilbronner. «Peut-être, je vous prie de m'excuser», dit l'ancien ministre des Affaires étrangères. «Madame la présidente, je ne connais pas Imad Lahoud, je ne l'ai jamais rencontré», répète Dominique de Villepin, qui ne regarde pas un avocat d'Imad Lahoud qui l'attaque.
12h07: Dominique de Villepin: «Je ne connaissais pas Mme Lahoud, je ne connaissais pas Imad Lahoud»
12h05: «Si j'étais ambitieuse, croyez-vous que je serai restée avec Imad Lahoud?», s'insurge Anne-Gabrielle Heilbronner.
L'épouse d'Imad Lahoud veut prouver que par l'intermédiaire de Philippe Faure, alors secrétaire général du Quai d'Orsay, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, était au courant de toute l'affaire.
11h59: «En avril 2004, je trouvais Lahoud fiable», dit Gergorin
Jean-Louis Gergorin trouve cohérents et crédibles les documents produits par Lahoud. «En avril 2004, je trouvais Lahoud fiable», dit-il. Néanmoins, le monde du renseignement se méfiait de l'informaticien, l'officier traitant de Lahoud disant à cette même époque de lui qu'il était peu fiable, souligne la présidente Christiane Beauquis.Lahoud reprend la parole. «J'avais seulement une partie des documents, ce n'est pas moi qui ai tout copié les documents!», s'insurge-t-il.
11h55: "Pourquoi ne parlez-vous qu'aujourd'hui?" questionne la présidente
"Vous avez été entendue à trois reprises!", répète la présidente. "Mais je n'ai répondu qu'aux questions des policiers. Je maintiens ce que j'ai dit. J'ai transmis le manuscrit d'Imad à Philippe Faure. Et je maintiens que je n'ai jamais vu de rencontre directe entre Imad et Dominique de Villepin. Mais attendez, le nom de Dominique de Villepin était partout!", s'insurge Anne-Gabrielle Heilbronner.
11h50: L'épouse d'Imad Lahoud affirme avoir été en lien avec Philippe Faure, alors secrétaire général du ministère des Affaires étrangères
Elle affirme avoir remis un manuscrit de son mari Imad Lahoud à Philippe Faure. Celui-ci lui demande ensuite d'enlever de deux passages du même manuscrit, concernant une rencontre avec Jean-Louis Gergorin, affirme-t-elle. Anne-Gabrielle Heilbronner ne se souvient pas des dates où elle a rencontré Philippe Faure.
11h43: Anne-Gabrielle Heilbronner veut prêter serment
La présidente refuse, du fait de son lien avec Imad Lahoud. Elle s'excuse auprès de la cour sur sa démarche médiatique. "Ne voulant pas que mes propos soient déformés par des journalistes, je veux m'excuser devant la cour. Cette affaire est un cauchemar. Imad a déjà eu des problèmes avant cette affaire, et de nouveau, c'est le cauchemar" dit-elle. Sa voix vacille.
11h41: L'épouse d'Imad Lahoud est appelée à la barre
Anne-Gabrielle Heilbronner parle d'une petite voix en déclinant son identité. Elle reboutonne son tailleur.
11h40: La séance reprend
10h58: Jean-Louis Gergorin, à la barre, se prend le micro dans le nez en se retournant trop vite en répondant à un avocat.
10h45: Imad Lahoud décrit les documents falsifiés
A quelques centimètres de la présidente, il lui pointe les lignes des faux documents. Revenu à la barre, il indique qu'il passait beaucoup de temps à les faire. «J'étais isolé, dans un bureau sécurisé à Eads, où seul venait -très souvent- Jean-Louis Gergorin!» souligne Lahoud.
«La matière première, ce n'est pas moi, mais c'est Jean-Louis Gergorin qui la fournissait!», s'exclame Lahoud
10h30: Imad Lahoud incapable d'expliquer pourquoi il allait à l'Interieur pour falsifier des documents
«Mais vous servez à quoi vous?», interroge un des avocats de Dominique de Villepin, à propos du rôle de Lahoud. «Je recopiais des noms que me donnait Jean-Louis Gergorin», répond Lahoud. «En gros, vous n'êtiez qu'un dactylographe!», raille l'avocat.
«Je ne voulais pas faire ce que me demandait Jean-Louis Gergorin, mais je l'ai finalement fait», ajoute Lahoud. La présidente Beauquis demande à voir les fameux documents falsifiés, qui prennent la forme de tableaux excel.
10h25: Lahoud a l'impression d'être redevable à Gergorin
«C'est Jean-Louis Gergorin qui m'a installé à EADS à ma sortie de détention provisoire. Il m'a tendu la main, il m'a installé, il m'a donné un cadre, il m'a payé», indique Imad Lahoud, qui a l'impression d'être redevable à Gergorin. Les débats tournent de nouveau sur les déjeuners d'Imad Lahoud, qui brassaient de hauts responsables politiques et privés, dont François Pérol.
10h15: Maître Metzner, avocat de de Villepin, attaque Imad Lahoud sur ses déjeuners «avec des très proches de Nicolas Sarkozy».
«Mais arrêtez de tout interprêter!», s'insurge Imad Lahoud, «Ce sont des amis de ma femme! Je ne m'interresse pas à la fonction de mes amis, car nous sommes des amis.» «Mais ce sont toujours des personnes très haut placées!», continue l'avocat. «Non, j'ai aussi des amis professeurs», se défend Imad Lahoud, qui déclare être proche de Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle ministre de l'Ecologie.
10h00: Imad Lahoud ne connaît «personne»
Interrogé sur ses liens avec le milieu du renseignement, il nie en bloc: «Je ne connaissais personne, absolument personne», déclare-t-il à la barre.
9h45: Un carnet d'adresse impressionnant
«Les circonstances semblent bizarres, je sais, mais c'est bien au ministère de l'Interieur que cela s'est passé», déclare Imad Lahoud à la barre. Rires dans la salle.
La présidente Christiane Beauquis le raille sur son carnet d'adresse impressionnant. «Non, pas le mien, celui de ma femme!», rétorque Imad Lahoud.
9h26: Jean-Louis Gergorin arrive à la barre
Il dément les propos d'Imad Lahoud. La falsification des listings n'a pas eu lieu dans le bureau d'Yves Bertrand, ancien directeur des renseignements généraux. C'est «une scène totalement fantasmagorique», selon lui.
9h25: Imad Lahoud se pose en victime de Jean-Louis Gergorin
Lahoud répète qu'il a ajouté uniquement le nom de Nicolas Sarkozy sur les faux listings Clearstream, et ce à la demande de Jean-Louis Gergorin. Il indique que Gergorin était «insistant», l'obligeait à venir au ministere de l'interieur pour falsifier des listings, et n'a pas hésité «à mettre en scène» la falsification des listings.
9h15: L'audience est ouverte.
9h05: Imad Lahoud et Dominique de Villepin sont déjà présents dans la salle d'audience
Ils parlent calmement avec leurs avocats. L'enjeu de la matinée, avec la déposition de l'épouse d'Imad Lahoud, Anne-Gabrielle Heilbronner, est de savoir si son mari et l'ex-Premier ministre se connaissaient.
Dominique de Villepin pourrait être mis en difficulté lors de la deuxième semaine au procès en appel de l'affaire Clearstream, qui s'ouvre ce lundi, et qui sera marquée par les témoignages de l'épouse d'Imad Lahoud, et du général Philippe Rondot. La cour d'appel de Paris, présidée par Christiane Beauquis, poursuivra lundi l'examen des faits et l'interrogatoire de l'ancien Premier ministre, du mathématicien Lahoud et l'ex-numéro 3 d'EADS Gergorin, afin de déterminer le rôle de chacun dans cette affaire de dénonciation calomnieuse.
Au coeur du dossier: l'ajout de noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires, afin de faire croire qu'elles trempaient dans de sombres affaires de corruption. Mais dès la reprise de l'audience lundi, la cour devrait faire une petite entorse à son programme initial et entendre Anne-Gabrielle Heilbronner, l'épouse d'Imad Lahoud.
Dans un courrier adressé à la cour à l'ouverture du procès et diffusé dans la presse par ce dernier, l'énarque et ancienne inspectrice des Finances assurait avoir remis en 2007 le manuscrit de son époux, «Un coupable idéal», à Philippe Faure, alors secrétaire général du Quai d'Orsay, afin qu'il le remette à Dominique de Villepin qui avait souhaité le lire. Elle l'aurait ensuite récupéré avec pour consigne à son mari d'en modifier deux passages, embarrassants pour l'ancien Premier ministre.
Tout en regrettant la tentative d'Imad Lahoud d'«instaurer un débat hors du prétoire», la présidente Beauquis a décidé de convoquer Anne-Gabrielle Lahoud, afin qu'elle s'explique. Lors de l'enquête, elle avait en effet tenu des propos contraires. Mais c'est mercredi qui devrait être la journée de tous les dangers pour Dominique de Villepin, avec l'interrogatoire du général Philippe Rondot, qui a enquêté sur les listings Clearstream en 2003 et 2004, pour le compte du ministère de la Défense, mais aussi pour l'ancien locataire du Quai d'Orsay.
Les fameux carnets du militaire, récupérés lors de l'instruction, recèlent en effet de nombreuses informations qui contredisent Dominique de Villepin. Après l'audition mercredi matin de Denis Robert, le journaliste relaxé en première instance, la cour d'appel s'attardera jeudi sur les déclarations de quatre témoins cités par Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin. Fin du procès le 26 mai.