Réforme de la garde à vue: Plusieurs centaines d'avocats défilent à Paris

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Publié le 4 mai 2011.

JUSTICE – Ils demandent une revalorisation des tarifs...

Alors que les ministres de l'Intérieur Claude Guéant et de la Justice Michel Mercier ont installé ce mercredi à Paris le «comité de suivi» de la réforme de la garde à vue, les avocats ont ce mercredi manifesté à Paris pour réclamer une meilleure rémunération de leurs interventions lors des gardes à vue.

A Paris, plusieurs centaines d'entre eux se sont rassemblés sur les marches du palais de justice. Les audiences non urgentes ont souvent été renvoyées, du fait de leur absence. Des «grèves totales» étaient également annoncées à Nantes, Rennes, Le Mans, Lyon, Bordeaux, Libourne, Agen, Strasbourg.

Certaines audiences renvoyées à Nantes

A Nantes, toutes les audiences du tribunal correctionnel où il n'était pas question de maintien en détention ont été renvoyées ce mercredi après-midi à des dates ultérieures. Environ 80 des 730 avocats nantais étaient en effet à Paris pour réclamer «des moyens budgétaires adaptés». Une grève des gardes à vue est également observée, a affirmé à 20Minutes Loïc Cabioch, avocat et porte-parole de ses confrères en grève.

Le mouvement concerne les avocats commis d'office pour les personnes n'ayant pas les moyens de financer leur défense. Les barreaux protestent contre la rémunération, fixée à 300 euros hors taxes pour les 24 premières heures et à 150 euros pour les éventuelles 24 heures supplémentaires, en droit commun.

Trois heures de présence en moyenne

«En clair, on veut qu'un avocat se mobilise pour un tarif horaire moyen inférieur à 10 euros, soit environ 3 à 4 euros par heure en terme de bénéfice», déplore le barreau de Paris dans un communiqué. «Cette perspective est inadmissible et relève de l'ignorance des réalités de notre profession ou, pire, du mépris de notre apport à l'oeuvre de justice», ajoute-t-il.

Le ministère de la Justice conteste ces chiffres horaires, considérant que l'avocat ne sera pas présent 24 heures dans les locaux de police ou de gendarmerie, mais en moyenne trois heures, ce qui correspondrait à un tarif horaire de 100 euros. Le ministère souligne que le budget de ce dispositif a été porté de 15 à 100 millions d'euros annuels, ce qui est financé par une taxe sur tous les justiciables engageant une action.

C. F. (avec Reuters) et G. F. à Nantes
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