Le temps n’efface pas tout. Près de deux ans après le jugement de première instance, les protagonistes de l’affaire Clearstream ont campé sur leurs positions, ce lundi, lors de l’ouverture du procès en appel.
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Relaxé en janvier 2009, Dominique de Villepin a attaqué cette seconde étape judiciaire avec la grandiloquence qu’on lui connaît. «Ce matin, je ne pense pas à moi mais à ces milliers d’hommes et de femmes tombés sous les coups du fanatisme», a-t-il lâché en allusion à la mort d’Oussama Ben Laden.
Pourtant, l’ancien Premier ministre pourrait voir sa ligne de défense fissurée. D’après Europe 1, la femme d’Imad Lahoud a, en effet, écrit à la cour d’appel pour démontrer que son mari entretenait bien des liens avec Villepin alors que celui-ci l’a toujours nié. «La Cour n’a pas reçu cette lettre, a réagi Olivier Metzner, l’avocat de Villepin. Imad Lahoud ne fait que mentir à répétition…» Ce lundi, ce dernier a simplement demandé à la Cour de tenir compte de sa «nouvelle vie».