Drame de Nantes: Cinq corps découverts, le père aurait été localisé dans le Var

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Publié le 22 avril 2011.

FAITS-DIVERS - Apparemment, l'épouse et les autre enfants ont été tués par arme à feu...

Dernière info: Le père aurait été localisé près de Fréjus (Var) grâce à sa carte bancaire, selon i-Télé.

A Nantes, les découvertes macabres se succèdent au fil des heures. Le corps de la mère, Agnès, et des quatre enfants, Thomas, Arthur, Anne et Benoît, ont été retrouvés sous la terrasse du jardin de la maison familiale, a confirmé jeudi en début de soirée le procureur de Nantes, Xavier Rosin. Le père est activement recherché par la police, selon I-Télé.

ls ont «vraisemblablement» été tués «par arme à feu», a expliqué le procureur dans un communiqué. Les autopsies auront lieu vendredi.

Les cadavres des deux chiens de la famille ont également été exhumés, a indiqué le procureur de la République, Xavier Ronsin.

Appel à témoins

Ce jeudi matin, peu après le début de l'enquête,  une jambe «non identifiée» avait été retrouvée sous la terrasse du jardin. Un «élément significatif» qui a fait basculer l'affaire vers une «piste criminelle de séquestration et assassinat». Un appel à témoins a par ailleurs été lancé ce jeudi matin, au numéro suivant: 02 53 46 74 20. Les enquêteurs recherchent notamment trois véhicules, une Pontiac (immatriculée 562 BCE 44), une Citroën C5 (immatriculée 235 CJG 44) et une Renault (immatriculée 784 CGC 44).

Si les circonstances de leur disparition sont totalement inconnues, un témoignage rapporté par RTL pourrait faire avancer l'enquête: deux voisins assurent avoir vu le père de famille, il y a une quinzaine de jour, en train de remplir «son coffre de gros sacs, de cabas». Il a fait plusieurs «allers-retours», ont-ils dit.  Et «les chiens ont hurlé à la mort deux nuits de suite» il y a trois semaines, ont-ils ajouté. Pour eux, c'est sûr, le père de famille «est en vie».

Une «mutation professionnelle urgente» en Australie?

Les parents, un commercial et une surveillante de lycée âgés respectivement de 50 et 48 ans, louaient une maison particulière en centre-ville de Nantes. Ils ont  disparu «vers le 3 ou 4 avril» avec leurs quatre enfants âgés de 21, 18, 16 et 13 ans, ainsi que leurs deux chiens. «Cette famille vivait repliée sur elle-même», a précisé le procureur. Constatant que les volets de leur maison étaient fermés depuis un moment, les voisins ont donné l'alerte.

Une enquête a alors été ouverte, permettant de constater que tous les comptes bancaires de la famille avaient été clôturés et que les téléphones portables étaient éteints. Aucun appel ni connexion à Internet n'ont été constatés depuis le 3 ou le 4 avril à partir de la ligne de la maison et aucun aéroport ni aucune gare n’auraient non plus enregistré leur passage.  Aucune trace de sang ou de violence, ni même de lutte, n'a été relevée dans le domicile de la famille. «La maison était propre, les armoires vidées. Il n’y avait pas de matériel informatique à l’intérieur», a également précisé un enquêteur de  la police.  «Il n'y avait pas de détritus», a ajouté une source policière, précisant que les unités centrales des ordinateurs avaient disparu.

L'école de deux des enfants a reçu il y a une dizaine de jours un courrier des parents signalant que les enfants ne reviendraient plus en raison d'une «mutation professionnelle urgente» du père en Australie, a expliqué à l'AFP ce jeudi le directeur de l'école la Perverie Sacré Coeur, Olivier Bouissou.

Des «explications délirantes»

Avant de disparaître, la famille a laissé d'autres écrits «délirants et contradictoires», relate le procureur. «Les proches ont ainsi reçu un courrier dans lequel Monsieur expliquait qu’il était agent secret pour le compte des Etats-Unis et qu’il devait y aller dans le cadre d’un programme de protection des témoins», indique-t-il. Le père de famille avait également appelé l'employeur de sa femme pour lui indiquer qu'elle avait une gastro-entérite, puis qu'elle avait été hospitalisée, avant que le patron ne reçoive une lettre de démission mystérieuse, rapporte Europe 1. La radio précise également que la mère de famille, très croyante, était allée voir une religieuse, pour lui dire: «Priez pour moi, je vais en avoir besoin».

Un périmètre de sécurité est dressé depuis ce jeudi matin autour du domicile situé sur un boulevard très passant. Garée à une cinquantaine de mètres, une Golf noire ayant, selon des voisins, appartenu à la famille, est également gardée par un policier. Un court message aurait été écrit à la main dans le pollen déposé sur la carrosserie: «T'avais pas le droit. Tu nous manques. PK»

J. M. et C. C. avec F. B. à Nantes
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