Les bottes d'une compagnie républicaine de sécurité (CRS)  en février 2001.
Les bottes d'une compagnie républicaine de sécurité (CRS) en février 2001. - LE SAUX LIONEL/SIPA

Julien Ménielle

Leur direction veut les mettre à la diète mais les CRS ne l’entendent pas de cette oreille. Le syndicat SGP-FO (premier chez les gardiens de la paix) s’élève ce mercredi dans un courrier contre une note interne du directeur central qui interdit le quart de rouge ou la bière sur les plateaux repas.

«On veut faire de nous des curés, mais sans le vin de messe», résume Didier Mangione, secrétaire national SGP-FO chez les CRS, contacté par 20 Minutes. Selon lui, il n’est pas acceptable qu’«une note interne revienne sur la circulaire Joxe» qui interdit la consommation d’alcool dans les commissariat mais autorise le vin ou la bière aux repas.

«Chez les CRS, il n’y a pas plus de personnes touchées par des problèmes d’alcool qu’ailleurs»

Des photos de CRS buvant de la bière en marge des manifestations lycéennes en octobre dernier avaient ému l'opinion. «On n’encourage pas la consommation d’alcool, prévient Didier Mangione, mais mes collègues ne sont pas contents et ont l’impression d’être infantilisés.» D’autant que «chez les CRS, il n’y a pas plus de personnes touchées par des problèmes d’alcool qu’ailleurs», affirme le syndicaliste.

«En 11 ans de présence aux conseils de discipline je n’ai jamais vu de cas de problèmes causés par un collègue en état d’ébriété», indique Didier Mangione. Un petite quart de rouge, une bière... «personne n’est en état d’ébriété avec ça». Déplorant une atteinte à «la convivialité et aux traditions», le CRS demande un «assouplissement» de la note de sa direction.