Le jeune lynché de Noisy-le-Sec: «Je ne veux pas que cette affaire déclenche une guerre sans fin entre quartiers»

21 contributions
Publié le 13 avril 2011.

TÉMOIGNAGE - Haroun est sorti de l'hôpital et raconte son agression...

«Mes agresseurs se sont trompés de cible.» Une dizaine de jours après avoir été passé à tabac et laissé pour mort à Noisy-le-Sec, Haroun raconte son calvaire dans Le Parisien ce mercredi. Après avoir passé deux jours dans le coma, le jeune homme de 19 ans est retourné lundi chez lui, à Sartrouville. Il évoque un quiproquo.

Le jour de son agression, Haroun se rendait à un entretien pour un emploi «dans un magasin de bricolage». Il avait donné rendez-vous à une de ses amies qui l’avait contacté le matin par SMS. De retour après son entretien, Haroun raconte avoir été intrigué par l’attitude de la jeune fille, qui «n’arrêtait pas d’envoyer des textos».

Virginité

«Dix minutes plus tard, dix mecs très énervés sont arrivés vers nous», poursuit Haroun. Parmi eux, une tête connue: celle du meneur. «Je l’avais vu une seule fois, trois semaines avant l’agression», se souvient le jeune homme. Ce jour-là, dans un centre commercial de Rosny, Haroun était avec la même amie, et une autre jeune fille, la sœur du meneur.

«T’es pas de Rosny ? Alors tu dégages. Ça se passe comme ça ici», lui aurait alors lancé le jeune garçon. Celui-ci, d’après son avocat, aurait cru que sa soeur de 15 ans avait perdu sa virginité avec Haroun, ce qui serait un «quiproquo». Mais le jour de l’agression, Haroun n’a pas eu le temps de s’expliquer.

Ni séquelle ni douleur

«Un seul m’a parlé: “C’est toi, Haroun?” J’ai répondu que oui. Il a sorti un téléphone de sa poche, et l’a brandi devant moi en disant: “C’est ton numéro?” Je n’ai pas eu le temps de voir, mais j’ai répondu oui, machinalement. A ce moment-là, il m’a donné un coup-de-poing dans la figure. J’ai voulu me défendre, et c’est là que tous ses copains sont tombés sur moi», raconte-t-il.

Aujourd’hui, Haroun assure n’avoir aucune séquelle, aucune douleur, alors qu’une semaine plus tôt, son état était encore jugé «particulièrement sérieux». Et il prévient: «Pas question de me venger: je ne veux pas que cette affaire déclenche une guerre sans fin entre quartiers». Son objectif: «Oublier cette histoire rapidement». Et «recontacter l’employeur qui m’a fait passer l’entretien, pour savoir s’il est toujours d’accord pour m’embaucher».

J. M.
Mots-clés
Newsletter
BREAKING NEWS

Recevez nos alertes
info en temps réel

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr