Quelques jours après l’organisation du débat controversé de l’UMP sur la laïcité et la place de l’islam en France, Mediapart révèle ce mardi que l’Elysée aurait secrètement demandé à ce que des sessions d’examen pour les concours aux grandes écoles soient organisées spécifiquement pour des étudiants de confession juive, la nuit. En cause, selon le site d’information, le chevauchement entre les dates retenues pour les concours des Mines, des Ponts, de Centrale et de Supélec et la pâque juive, qui tombe cette année du 18 au 26 avril.

La circulaire qui établit chaque année les dates à éviter pour raison religieuse ne mentionne pas ces dates. Contacté par 20Minutes, l’Elysée renvoie au ministère de l’Enseignement supérieur. Lequel explique que la pâque juive a été oublié dans la fameuse circulaire et que deux solutions ont été envisagées. La première aurait été de reporter certaines dates des concours (les 20, 21 et 22 avril pour Mines-Pont et les 26, 27, 28 et 29 pour Centrale et Supélec) de quelques jours mais cela aurait entraîné des surcoûts pour tous les étudiants qui avaient déjà réservé train et chambre d’hôtel. La seconde piste envisagée est d’organiser un examen de manière décalée pour les étudiants de confession juive, un peu sur le modèle de ce qui se fait pour les étudiants ultra-marins. Sur ce point, le ministère renvoie aux grandes écoles.

Selon Mediapart, l'un des directeurs de ces grandes écoles a indiqué que lui et ses confrères étaient tous «vent debout» contre le dispositif, qui présentait des risques juridiques majeurs. 

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