«Le profond mépris du meurtrier présumé pour sa victime.» Pour l’avocat de la famille de Natacha Mougel, violée et tuée en septembre 2010, le vice de procédure soulevé par son meurtrier présumé, Alain Penin, est indigne. L’accusé a en effet, selon Le Parisien, déposé une requête en annulation de ses auditions par la police judiciaire, arguant du fait que l’avocat présent n’était pas le sien.
«Lors de sa garde à vue, M. Penin a désigné clairement par son nom un avocat que les policiers avaient obligation de contacter, a expliqué le défenseur d’Alain Penin. Au lieu de cela, ils ont fait appel à un avocat de permanence. Lorsque ce dernier s’est présenté, M. Penin a fait remarquer qu’il ne s’agissait pas de son défenseur désigné.»
Mis en examen pour viol et pour meurtre, Alain Penin espère échapper à la justice grâce à cette requête «outrancière», estime l’avocat de la famille. Une tentative désespérée, à en croire le parquet de Lille, qui a précisé que l’accusé n’est pas uniquement passé aux aveux lors de sa garde à vue, puisqu’il les a répétés devant le juge d’instruction, avant de conclure: «Cette requête n’aboutira pas à l’annulation de la mise en examen».