Harcèlement scolaire: La vidéo de Casey, le souffre-douleur qui a dit «stop»

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Publié le 24 janvier 2012.

VIDEO - Victime de violences à l'école, ce petit Australien a fini par se rebiffer violemment...

En France, un enfant sur dix se dit harcelé ou victime de violences à l’école. «C'est un vrai problème de santé publique qu'il faut traiter de manière préventive», dit le rapport de l'Observatoire international de la violence à l'école pour l'Unicef. Pour prévenir les comportements violents et dissuader les caïds en culotte courte, la solution serait peut-être de leur montrer la vidéo de Casey, le souffre-douleur qui a dit «stop».

Casey est Australien, et la vidéo de sa rebiffade fait le tour du Web depuis mi-février. Cet adolescent de 15 ans grassouillet a enduré brimades et moqueries depuis environ 3 ans, jusqu’à songer au suicide, raconte-t-il. Jusqu’à ce jour où Ritchard Gale, qui lui rend 3 ans et plusieurs centimètres, porte le coup de trop. Un coup de poing au visage, un autre à l’abdomen, qui ont déclenché la fureur de Casey. 

«Mon fils l’a bien mérité» 

Pour le souffre-douleur, la coupe est pleine. Casey saisit Ritchard brusquement, le soulève à la seule force de ses bras et le projette au sol à la manière d’un catcheur. La vidéo, mise en ligne le 14 février sur Youtube avant d’être supprimée, se répand sur l’Internet mondial, et «Casey le justicier» ou «Little Zangief» (du nom d’un personnage du jeu vidéo Street Fighter) devient une star. 

Une fois son agresseur au sol, «Je l’ai regardé et je me suis dit: «Cette fois, c’est fini», raconte Casey à la télévision. «Mon fils l’a bien mérité», estime de son côté la mère de Ritchard, qui ne peut cependant retenir ses larmes en évoquant le fait que la vidéo a fait le tour du monde. «Il m’avait provoqué», affirme de son côté Ritchard Bale à la télévision

Cycle infernal 

Le garçon affirme même que Casey l’a frappé d’abord, même si la vidéo ne le montre pas, et que celui-ci essaie de se faire passer pour la victime. D’ailleurs, alors que sa mère a demandé, dans son interview, que Ritchard s’excuse, ce dernier a du mal. Et quand un journaliste lui demande s’il «est désolé», il répond «non». Mais il se reprend vite, après un rapide coup d’œil vers son père. 

«Je ne savais pas qu’il avait été harcelé toute sa vie à l’école», reconnaît Ritchard. Ce qui rend le garçonnet mal à l’aise, c’est que lui-même aurait été victime de violences scolaires répétées. Une sorte de cycle infernal de l’agressé-agresseur dont Ritchard pourrait bien sortir après cette aventure. Reste à espérer que Casey ne passe pas de l’autre côté de la barrière.

Julien Ménielle
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