Dominique Strauss-Kahn reste le favori pour la primaire socialiste

POLITIQUE D'après un dernier sondage Ifop pour «France Soir»...

M.P.

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Ségolène Royal, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn.

Ségolène Royal, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. — AFP PHOTO

DSK est toujours le candidat favori des sympathisants de gauche (40%) et des sympathisants du Parti socialiste (49%) pour la primaire, selon un sondage Ifop pour France Soir paru ce jeudi. Par rapport à la dernière étude, qui date du 10-11 février, Strauss-Kahn perd trois points chez les premiers et en gagne… trois chez les seconds.

La surprise vient de Ségolène Royal, qui refait son retard. Décrochée dans la plupart des enquêtes d’opinion, elle est le deuxième choix dans les deux groupes sondés. Ex-aequo avec Martine Aubry à 17% chez les sympathisants de gauche, toute seule, à 19% chez les sympathisants du PS. Une surprise, puisque la patronne du PS n’arrive que troisième dans cet électorat, à 15%, en chute de 7 points par rapport à la précédente étude. Même baisse entre les deux études chez les sympathisants de gauche.

Hollande fait jeu égal avec Aubry

Dans les deux groupes testés, François Hollande, l’homme qui monte dans les sondages, prend 4 points pour arriver à 15% d’intention de votes. Pour l’élu corrézien, la lecture de ce sondage sera tout de même agréable: dans l’hypothèse -sur laquelle il compte– où Dominique Strauss-Kahn ne se présente pas aux primaires, il est le premier choix, ex-aequo avec Martine Aubry, des sympathisants de gauche avec 30% des intentions de vote. Il récupère donc les voix des réformistes. Ségolène Royal, elle, plafonne à 21%.

Toujours dans l’hypothèse où DSK reste à Washington, c’est Martine Aubry qui fait la course en tête dans l’électorat du Parti socialiste, avec 34% des intentions de vote. François Hollande, lui, rassemblerait 30% des voix. La présidente de la région Poitou-Charentes obtiendrait 25% des voix.

A huit mois de la primaire socialiste, alors que «l’offre» électorale n’est pas encore connue, notamment avec l’inconnue DSK et le fameux pacte de Marrakech, l’étude rappelle que les jeux sont loin d’être faits.