Viol collectif: Le procès de huit jeunes accusés s'ouvre ce jeudi

Publié le 4 mars 2011.

JUSTICE - Le 18 avril 2009, une lycéenne était agressée dans un train entre Poissy et les Mureaux...

Le procès de huit jeunes hommes s'est ouvert jeudi devant la cour d'assises des mineurs des Yvelines, qui aura sept jours pour comprendre comment les accusés ont pu basculer dans un «déchaînement de violences» en violant une jeune fille dans un train en 2009.

Sur les huit accusés, âgés entre 16 et 18 ans au moment des faits, cinq sont accusés d'avoir violé la jeune voyageuse, âgée de 18 ans, dans un train entre Poissy et Les Mureaux et encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Trois comparaissent pour ne pas être intervenus.

«Ma cliente n'attend rien d'eux (ses agresseurs présumés) mais elle attend tout de la justice», a déclaré à la presse l'avocat de la victime, Patrick Maisonneuve. «C'est une agression totalement sauvage : on a chassé cette jeune femme, qui était totalement isolée, et la meute s'est acharnée sur elle», a-t-il ajouté.

«Un passage à l'acte rendu possible par un collectif»

Avant l'ouverture des débats, qui se tiennent à huis clos en raison de la minorité de la plupart des accusés au moment des faits, la jeune femme aux cheveux châtain clair a jeté à plusieurs reprises des regards vers le box en direction des accusés.

«On n'a pas affaire à de jeunes délinquants connus pour ce type de faits, seuls deux ou trois ont une mention sur leur casier judiciaire, et aujourd'hui on ne sait pas pourquoi il y a eu un tel déchaînement de violences», a dit Me Nicolas Baranger, un des avocats de la défense.

«La particularité de ce dossier est que le passage à l'acte a été rendu possible par un collectif alors qu'à titre individuel, ces faits n'auraient pas été commis», a estimé Denis Solanet, autre avocat de la défense.

Au petit matin du 18 avril 2009, la lycéenne monte dans un train au terme d'une soirée à Paris et se retrouve dans le même wagon que plusieurs personnes, selon son témoignage.

Les accusés venaient du même quartier

Elle demande une cigarette à l'un des jeunes. Lorsqu'elle décide de descendre à l'arrêt suivant, a-t-elle raconté aux enquêteurs, le groupe l'agresse et elle est violée par plusieurs entre les gares de Poissy et des Mureaux.

Les agresseurs descendent ensuite du train en gare des Mureaux après avoir volé à la victime ses papiers, son téléphone portable et son lecteur MP3.

Selon la défense, les accusés reconnaissent «plus ou moins» leur participation et se rejettent la responsabilité des faits. «En fonction des déclarations de chacun, à chaque fois, il y a un meneur mais ce n'est pas toujours le même mis en cause», a précisé Me Balanger.

Verdict le 11 mars

Outre le témoignage de la victime, les agresseurs présumés avaient été incriminés par le système de vidéosurveillance des gares mais aussi par des tests génétiques, des préservatifs usagés ayant été trouvés sur les lieux.

La Sûreté départementale des Yvelines, chargée de l'enquête, avait procédé à une dizaine d'interpellations en octobre 2009 aux Mureaux, dans le quartier de la Vigne Blanche.

Le commissaire François-Xavier Masson, chef de la Sûreté départementale, avait alors décrit les auteurs présumés comme «des gens venant d'un même quartier, qui se connaissent bien» et qui «avaient l'habitude d'agir ensemble sur cette ligne de RER pour commettre des vols et des violences». Le verdict est attendu vendredi 11 mars.

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© 2011 AFP
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