Le Front national anti-radars est mort. Son créateur et membre unique est décédé dans la nuit de mercredi à ce jeudi au CHU de Nantes après une tentative de suicide, révèle Presse Océan. Frédéric Rabiller, 31 ans, devait être jugé en avril par le tribunal correctionnel de Paris pour destruction d'engins d'utilité publique et fabrication et détention de substances entrant dans la fabrication d'explosifs en relation avec une entreprise terroriste.
Cet ancien employé d’un centre de tri postal était accusé d’avoir détruit plusieurs radars franciliens en 2007. Une cause qui avait failli lui coûter la vie, en 2008. L’activiste avait eu la main gauche et plusieurs doigts de la main droite arrachés en manipulant des explosifs dans son appartement de Clichy-la-Garenne.
C’est d’ailleurs de son lit d’hôpital que Frédéric Rabiller avait appris sa mise en examen. En juillet 2009, la justice avait décidé de le placer en détention provisoire à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes. Mais au-delà des stigmates physiques, l’état mental de l’homme a toujours posé question.
Dans les lettres que Frédéric Rabiller a envoyées au ministère de l’Intérieur et à Paris Match, l’homme formule des revendications confuses, mêlant la suppression des radars bien sûr, mais aussi des questions aussi diverses que la fiscalité, la natalité ou l’immigration.
«Il n’a pas organisé de groupe autour de lui, il vivait juste un profond malaise personnel et est bien conscient de ce qu’il risque au niveau judiciaire», disait de lui son avocat. Une solitude, un malaise et un avenir sombre qui l’ont peut-être conduit à commettre l’irréparable.