Peut mieux faire. Le mouvement contre les suppressions de postes dans l’éducation a été plus ou moins bien suivi ce jeudi, selon les établissements. Le taux de grévistes dans les écoles primaires et collèges était plus important que dans les lycées. Selon les chiffres du ministère de l’Education nationale, 18,86% des enseignants du premier degré et 20,32% de leur collègues du collège étaient en grève.
Soit un total de 16,74% de professeurs en grève, lycées compris. La mobilisation était moins sensible dans l’enseignement professionnel (8,69 %) et technologique (9,89 %).
Les taux de grévistes sont supérieurs à ceux des grèves de la rentrée 2010 et inférieurs à ceux des mouvements contre la réforme des retraites, en juin et septembre dernier. Le premier syndicat d'enseignants, la FSU, avait appelé à la grève avec la CGT et Sud Education mais n'avait pas été suivi par d'autres fédérations. La FSU annonce de son côté qu'un enseignant du second degré sur deux était en grève, avec une mobilisation de plus de 90% dans certains établissements. Le syndicat SNuipp-FSU a quant à lui avancé un taux de grévistes de 34,4%, avec de fortes disparités régionales.
Les enseignants étaient appelés à contester les 16.000 nouvelles suppressions de postes de professeurs prévues à la rentrée 2011 en dépit de la hausse du nombre d'élèves.
Des manifestations étaient annoncées dans plus de 70 départements. À Paris, les manifestants étaient entre 3.700, selon la police, et 7.000, selon la FSU, entre le jardin du Luxembourg et le ministère de l'Education nationale.
A Lyon, quelque 1.600 enseignants ont défilé dans le centre-ville. Ils se sont rassemblés à 10h30 place des Terreaux (1er) puis le cortège s’est dirigé vers la place Bellecour (2e). Sur une affiche, on pouvait lire «Les classes deviennent des boites à sardines, et les profs deviennent des thons» ou encore «Quand tout sera privé alors on sera privé de tout». Parmi les établissements représentés, l’école primaire Jean-Giono (8e) où la semaine dernière, «faute de remplaçants, chaque classe supportait dix enfants de plus qu’à l’habitude», témoigne une institutrice.
Selon le SNES-FSU, le mouvement devait être très suivi dans les collèges et lycées de l’académie de Lyon comme au collège Monaod, à Bron, ou 40 enseignants sur 42 avaient prévu de faire grève.