J. M.

Dans un premier temps, elle a cru à un vol. Econduite au petit matin par son amant d’une nuit, une quadragénaire constate après son départ que son téléphone portable a disparu. Mais quand celui-ci se met à sonner, elle peine à le retrouver. Jusqu’à ce qu’elle pense à chercher dans son vagin. «Je ne l'avais pas senti, expliquera-t-elle. Je n'avais pas remarqué qu'il me l'avait introduit. J'ai porté plainte parce que ça ne se fait pas.»

Mais dans ses dépositions, citée par La Voix du Nord, la femme se contredit. L’homme, qu’elle a invité chez elle après une soirée en boîte de nuit, l’a contrainte à des fantaisies sexuelles qu’elle réprouve, comme l’introduction d’objets, affirme-t-elle. Avant de convenir que, si elle ne les a pas appréciés, ces actes sexuels étaient consentis.

«Je n'ai pas apprécié d'être traitée comme un bouche-trou»

En réalité, la plaignante n’a pas aimé la façon dont son amant lui a indiqué que rien ne se passerait entre eux. «Je n'ai pas apprécié d'être traitée comme un bouche-trou, explique-t-elle. Il m'a manqué de respect... et le portable, ça m'a choquée.» Des versions successives qui n’ont pas été du goût de la procureure chargée du dossier.

«Elle est là pour dénonciation d'infractions imaginaires» car «les rapports sexuels étaient consentis», a estimé la magistrate dans son réquisitoire, rappelant que «le monsieur risquait de la prison». Pas convaincue par les arguments de l’avocate de la plaignante qui a affirmé que celle-ci a été «maladroite dans son récit», la procureure l’a condamnée à une amende de 500 euros avec sursis.