Une personne qui vient d'avoir une crise cardiaque est emmenée à l'hôpital par le SAMU, Paris, décembre 2009.
Une personne qui vient d'avoir une crise cardiaque est emmenée à l'hôpital par le SAMU, Paris, décembre 2009. - HADJ / SIPA

Il touche 100.000 personnes par année et provoque un décès toutes les quarante minutes. Pourtant, l’infarctus du myocarde, maladie «grave, fréquente et récidivante», reste méconnu des Français, selon un sondage Ipsos révélé ce mardi à l’occasion du lancement d’une nouvelle campagne d’ampleur pour lutter contre cette pathologie.

A partir de mercredi et jusqu’à fin avril, affiches, magazines, spots radio et télé seront diffusés à destination du grand public mais aussi des professionnels afin de mieux prévenir l’incident cardiaque, mais aussi de mieux le traiter, pendant et après la crise. Un site Internet dédié (infarctus-info.org) sera également accessible à partir de ce mardi soir. A cette occasion, 20minutes.fr fait le point: quels sont les signes avant-coureurs d’un infarctus et qui prévenir dans ce cas?

Les signes d’alerte

La pointe douloureuse au niveau du coeur est plus souvent à mettre sur le compte de l’anxiété que sur une crise cardiaque qui se prépare. En revanche, d’autres signes sont à prendre au sérieux.

Les plus courants:
Une douleur thoracique située au niveau de la poitrine, derrière le sternum. Très angoissante, elle donne l’impression de serrer, écraser ou brûler la poitrine comme dans un étau. La douleur peut irradier vers les mâchoires, les bras (surtout gauche mais pas toujours) ou le creux de l’estomac. Cette sensation, très intense, survient au repos ou à l’effort, le jour ou la nuit. Des «signes dits non spécifiques» sont parfois annonciateurs d’un infarctus: essoufflement, nausées, sueurs, un hoquet persistant et des éructations incessantes (rots)

Les plus trompeurs:
Une douleur vive au poignet ou aux mâchoires peut être un signe avant-coureur, tout comme un embarras gastrique. Plus embêtant, la survenue d’un infarctus n’est parfois précédée d’aucune douleur.

Des prédispositions:
Ces signes sont toujours à mettre en lien avec un certain nombre de facteurs et sont donc d’autant plus à prendre au sérieux si la personne souffre de diabète (de type 2), d’hypertension artérielle, de «mauvais cholestérol», fume, est en surpoids et sédentaire, a des antécédents dans sa famille ou est âgée.

Les bons réflexes

Appelez le 15
«A la moindre douleur thoracique, appelez le 15», répète à l’envi Patrick Goldstein, président de la Société française de médecine d’urgence. Selon le sondage Ipsos, seuls 30% des Français ont ce réflexe quand eux-même ou une personne de leur entourage présentent des signes inquiétants. Nombreux sont ceux qui appellent d’abord leur médecin traitant ou leur cardiologue, s’ils sont déjà suivis. Un mauvais réflexe qui peut réduire leurs chances de survie. Le Samu est en effet le seul à pouvoir réagir très vite avec le matériel adéquat, avant d’emmener le patient dans un service de coronarographie, si l’infarctus est avéré. Or, une prise en charge dans les deux premières heures est déterminante pour la suite, rappellent les spécialistes.

>> A lire mercredi, comment prévenir au mieux les maladies cardiovasculaires

Campagne
Elle est lancée à l’occasion des Journées européennes de la Société française de cardiologie par le Collège national des cardiologues français, le Collège national des cardiologues des hôpitaux généraux, de la Fédération française de cardiologie, le Samu Urgences de France, la Société française de cardiologie, la Société française de médecine d’urgence.

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