Le Médiator, «il ne s’agit que de trois morts». C’est ce qu’a affirmé Jacques Servier, patron du laboratoire du même nom, lors des vœux à ses équipes présentés mardi, a révélé Libération ce jeudi. «500 est un très beau chiffre marketing, mais il ne s'agit que de trois morts. Les autres avaient déjà des valvulopathies», a-t-il précisé.
Pourtant plusieurs études scientifiques estiment que le médicament a fait entre 500 et 2000 morts.
Reste que les rapports ne semblent pas être particulièrement lus dans le laboratoire puisque le Figaro a révélé mercredi que Servier avait commandé en 2009, et enterré dans la foulée, un rapport sur le Médiator qui établissait le lien entre le médicament et l’apparition de valvulopathies.