Education: le Nord et l'Est plus touchés par les suppressions de postes à la rentrée 2011

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Publié le 29 décembre 2010.

BUDGET - 16.000 postes vont être supprimés en France au total...

C’est désormais officiel: 16.000 postes seront supprimés à la rentrée 2011 dans le premier et le second degré. Une mesure inscrite dans le budget de l’année prochaine, qui vient d’être validé par le Conseil constitutionnel. Surtout, on connaît désormais le détail de ces suppressions de postes, transmis la semaine dernière en comité technique paritaire ministériel (CTPM) et publié par Les Echos et Le Monde datés de mercredi et jeudi.

Selon le quotidien du soir, ce sont l’école primaire et le collège qui seront concernés par ces coupes, Luc Chatel ayant promis que la réforme du lycée se ferait à moyens constants.

Le premier degré n’est plus épargné

Dans le primaire, 8.967 suppressions de postes sont prévues pour 8.900 nouveaux élèves. Dans le secondaire, 4.800 postes seront supprimés pour 48.500 élèves supplémentaires, précise Le Monde.

Le premier degré, jusque-là préservé par un nombre de départs en retraites mal évalué, sera donc pour la première fois directement affecté.

Mais les académies ne seront pas toutes logées à la même enseigne. Cette fois-ci, les coupes budgétaires ont été pilotées par les recteurs et non par la rue de Grenelle, indiquent les deux journaux. Qui dressent le palmarès: dans le primaire, l'académie de Lille est la plus touchée par les suppressions de postes en valeur absolue, avec 336 postes de moins, suivie par l'académie de Nancy-Metz, qui voit 298 postes supprimés.

Baisse démographique

Dans le secondaire, Versailles arrive en tête (493 postes supprimés), puis Lille (470 postes), Créteil (426 postes) et Nancy-Metz (524 postes). En proportion, précise Le Monde, ce sont la Martinique (moins 3,9 %) et Nancy-Metz (3,4 %) qui perdent le plus de postes.

Dans les deux cas (primaire et secondaire), le ministère justifie notamment ces mesures par une baisse démographique dans les académies concernées, hormis à Lille et Créteil.

Journée de mobilisation le 22 janvier

Un argument loin de convaincre la communauté éducative. «C'est une coupe claire historique, regrette dans Les Echos Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du premier degré. Les inspecteurs d'académie vont devoir continuer à fermer des classes, à augmenter le nombre d'élèves par classe, à baisser le nombre d'intervenants auprès des élèves en difficulté, et à réduire encore la scolarité des moins de 3 ans. C'est un contresens éducatif qui s'oppose aux conclusions de la Cour des comptes et des résultats des tests Pisa qui nous montrent que l'on prend mal en charge les élèves en difficulté et que les inégalités se creusent.»  

Une journée de mobilisation est d’ores et déjà prévue le 22 janvier prochain.

C. F.
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