Yves Jégo veut parler des idées avant de parler des hommes

POLITIQUE Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer revient sur le remaniement...

Vincent Vantighem

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Le préambule de l'accord salarial signé en Guadeloupe entre le collectif syndical LKP et une partie du patronat "n'est pas acceptable", a estimé lundi sur RTL le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo.

Le préambule de l'accord salarial signé en Guadeloupe entre le collectif syndical LKP et une partie du patronat "n'est pas acceptable", a estimé lundi sur RTL le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo. — Joel Saget AFP/Archives

Yves Jégo n’a pas changé de point de vue. «Je pense toujours que c’est une faute politique d’avoir écarté les centristes et les radicaux du gouvernement», a admis l’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer trois semaines après le remaniement.

Invité de l’émission «Mardi politique» sur RFI - en partenariat avec 20 Minutes, Le Point et l’Association de la presse étrangère - le vice-président du Parti radical est pourtant toujours prêt à soutenir Nicolas Sarkozy en vue de l’élection présidentielle de 2012. «Le moment venu, nous verrons quel candidat soutenir. Mais si Nicolas Sarkozy se représente, je pense que nous aurons un candidat naturel...»

«Votre serviteur est prêt à servir!»

Interrogé sur l’embouteillage de mouvements au centre, Yves Jégo reconnaît volontiers le «manque de clarté» dans le paysage politique actuel. «Mais avant de parler des hommes, il faut parler des idées», réclame-t-il.

Hostile à l’idée des primaires au centre que réclame son collègue député François Sauvadet, Yves Jégo ne se sent pas prêt à rompre le pacte que le parti radical a passé avec l’UMP en 2007. «Il faut se donner toutes les chances d’éviter le retour au pouvoir des errements de la gauche.» Et si cela doit passer par l’arrivée de deux centristes au gouvernement, Yves Jégo est d’accord. «Votre serviteur est prêt à servir!»