80 mal logés occupent la Caisse de retraite des mines à Paris

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Environ 80 personnes occupaient vendredi à la mi-journée la Caisse de retraite et de sécurité sociale des Mines à Paris, pour protester contre les loyers trop élevés, selon eux, de certains logements HLM parisiens.

Environ 80 personnes occupaient vendredi à la mi-journée la Caisse de retraite et de sécurité sociale des Mines à Paris, pour protester contre les loyers trop élevés, selon eux, de certains logements HLM parisiens. — Mehdi Fedouach AFP/Archives

Environ 80 personnes occupaient vendredi à la mi-journée la Caisse de retraite et de sécurité sociale des Mines à Paris, pour protester contre les loyers trop élevés, selon eux, de certains logements HLM parisiens.

L'occupation a commencé vers 11h30 dans le calme. Vers 13h, cinq cars de police stationnaient devant le siège de la Caisse de retraite avenue de Ségur (15e arrondissement), a constaté un journaliste de l'AFP. Les manifestants, essentiellement des femmes accompagnées d'une quinzaine d'enfants, se sont réunis à l'appel du Collectif des mal-logés en colère.

Immeubles mal entretenus

La Caisse de retraite des Mines, explique un communiqué du Collectif et des militants sur place, a vendu récemment une douzaine d'immeubles au bailleur social de la ville de Paris, Paris Habitat, pour 93 millions d'euros.

«Le loyer de ces logements était conforme aux prix du marché avant le rachat par la ville. Mais si ces 93 millions d'euros ont permis de les transformer en logements sociaux sur le papier, et donc de faire gonfler les chiffres de la "production" parisienne [de HLM], les loyers n'ont pas changé après le rachat par Paris Habitat», dénonce le collectif.

Résultat, confient des manifestants qui se disent «étranglés financièrement»: dans ces immeubles mal entretenus et supposés désormais être des logements sociaux, la location d'un studio coûte toujours 800 euros, soit le tarif de l'immobilier non social.

«Des logements sociaux qui n’existent que sur le papier»

Pire, les logements étant néanmoins qualifiés de sociaux, leurs occupants ne peuvent pas postuler à d'autres logements moins chers. "On nous répond à chaque fois "vous avez déjà un HLM"», se plaint une manifestante.

Le Collectif dénonce cette façon de créer «des logements sociaux qui n'existent pas ailleurs, que sur le papier. Et tout ceci dans la plus grande opacité».

 

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