Enfin des nouvelles encourageantes sur le front du cancer. D’après une enquête de l’Institut national du Cancer publiée lundi par Le Figaro, la mortalité par cancer diminue en France. En 20 ans, elle a baissé de 22% pour les hommes et de 14% pour les femmes, une diminution ralentie par la hausse des cancers du poumon due à l’augmentation de la consommation du tabac dans le même laps de temps.
Et si le cancer est toujours la première cause de décès pour les hommes et la seconde pour les femmes, on en meurt plus tard. Quelque 70% des décès dus au cancer interviennent après 65 ans, dont la moitié après 75 ans et 20 après 85 ans. Les décès ayant lieu tôt sont le fait de cancers du poumon chez l’homme et du cancer du poumon et du sein pour la femme.
«Cette évolution favorable résulte principalement pour l'homme de la diminution de la mortalité par cancer du poumon et par les autres cancers liés à la consommation d'alcool et de tabac, œsophage, pharynx, larynx, et par la baisse de la mortalité liée au cancer de la prostate et du côlon», analyse le Pr Maraninchi, président de l’Institut du cancer. Pour les femmes, si le cancer du poumon est en évolution, celui du col de l’utérus, du côlon, de l'estomac, sont en régression.
Conséquence d’un meilleur dépistage et d’un vieillissement de la population, le nombre de cancers décelés est en augmentation globale, apprend cette étude. Mais comme ils sont diagnostiqués plus tôt et mieux traités, la mortalité baisse. Seule fausse note, «la mortalité prématurée masculine par cancer dans l'Hexagone reste l'une des plus élevées d'Europe et du monde», note Le Figaro.