Pas question pour les jeunes de lâcher la rampe, tant que la loi sur les retraites n'est pas promulguée. Alors que les lycéens retournent aujourd'hui en classe après les vacances de la Toussaint, les syndicats étudiants et lycéens veulent en profiter pour remobiliser les troupes. « On sent qu'ils sont prêts à poursuivre le mouvement et nous les appellerons à manifester samedi, en organisant dès aujourd'hui des assemblées générales », annonce Victor Colombani, président de l'Union nationale lycéenne (UNL).
Maintenir la pression
Pour s'assurer que la tension ne retombe pas pendant les vacances, le syndicat a communiqué tous azimuts avec les lycéens : mails, SMS, statuts sur Facebook… Idem pour la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) : « Nous avons même organisé un week-end de formation sur les retraites pour nos 150 correspondants afin qu'ils affûtent leurs arguments pour la rentrée », indique Massira Baradji, président du mouvement.
Du côté des étudiants, l'heure n'est pas non plus à la débâcle. « On ne laissera pas le gouvernement remettre le couvercle sur les inquiétudes des jeunes », confie ainsi Jean-Baptiste Prévost, président du syndicat étudiant Unef. Nous demandons toujours la prise en compte des années d'études et des périodes d'inactivité forcée dans le calcul des retraites. »
Le syndicat a d'ailleurs continué cette semaine son tractage intensif dans les universités et organisé près de 70 assemblées générales. Sans pour autant appeler au blocage des facs, qui a tout de même eu lieu hier dans les universités de Pau, Limoges, Angers, Nantes, Grenoble-II et l'IUT de Perpignan. Reste à savoir si ces actions suffiront à empêcher le feu de s'éteindre…