Laurence Parisot et François Chérèque lors de l'université d'été du Medef en août 2007.
Laurence Parisot et François Chérèque lors de l'université d'été du Medef en août 2007. - S. DE SAKUTIN/ AFP

M.P. avec AFP

«Scoop», le mot est de Laurence Parisot, le Medef accepte «une négociation sur l’emploi des jeunes et des séniors» suite à la réforme des retraites, proposée lundi soir sur le plateau de Mots Croisés par le leader de la CFDT François Chérèque.

«La meilleure chose qu'on a à faire, puisque c'est central, c'est qu'on ouvre une négociation entre le patronat et les organisations syndicales sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors», a réclamé le leader syndicaliste, invité au même titre que Bernard Thibault de la CGT sur le plateau de France 2.

 Fissure du front syndical?

«On ne peut plus y couper, la responsabilité des entreprises est engagée. Le patronat a voulu cette réforme, sa responsabilité est engagée. Il faut absolument maintenant entrer dans les négociations sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors, c'est une urgence», a insisté François Chérèque. «Je voudrais dire à François Chérèque que je suis d'accord», a répondu simplement Laurence Parisot. «Je suis d'accord pour qu'on ouvre une délibération sociale, pour voir si on peut, sur ces sujets évoqués par François Chérèque commencer à travailler ensemble», a poursuivi la présidente du Medef.

La responsable patronale a ajouté que «ce serait une bonne façon de passer à autre chose», en allusion à la poursuite du mouvement de contestation de la réforme des retraites.

Cette manière de voir après la réforme des retraites suggère que la CFDT a déjà tourné la page et acté sa défaite sur le dossier. Une option que refuse Bernard Thibault, qui au cours de la même émission, a assuré que le mouvement «continuera» et «prendra d’autres formes».

La CFDT avait déjà obtenu du Sénat un amendement instaurant une réflexion sur une retraite systémique par point.