Outox, c’était de l’intox. L'Agence nationale pour la sécurité sanitaire des aliments (Anses, ex-Afssa) a tranché dans un avis publié ce jeudi: il n'existe pas de preuve scientifique que la boisson, censée être anti-alcoolémie, soit effectivement dégrisante.
Pour l'agence, ni l'étude fournie par le fabricant ni les recherches déjà publiées sur les effets d'un mélange à base de fructose et de vitamine C n’apportent la preuve scientifique qu’Outox peut faire baisser le taux d'alcool dans le sang. Selon Le Parisien, les experts ont notamment estimé que la composition du produit testé n’était pas claire et que le panel n’était pas représentatif.
Par ailleurs, les études fournies par l’industriel prétendaient démontrer une baisse de 10% de l’alcoolémie. «Un effet très faible qui n’a aucune signification biologique», selon Irène Margaritis de l’Anses, citée par Le Parisien. «Cela ne peut pas suffire à réduire les conséquences induites par l’alcool, notamment le risque d’accident corporel et mortel», poursuit l’experte.
Car c’est bien ce qui est reproché à Outox depuis le début: minimiser les risques liés à l’alcool au volant. L’Anses avait été saisie par la direction de la consommation (DGCCRF) en juillet lors du lancement de la boisson. Le fabricant avait déjà modifié ses slogans, mais la DGCCRF doit désormais statuer. Le PDG d’Outox Maurice Penaruiz a déjà annoncé qu'il allait contester juridiquement l'avis de l'Anses «sur le fond et sur la forme».