Vers l'abandon d'une journée de RTT pour financer la dépendance des personnes âgées?

VIEILLESSE C'est en tout cas le souhait d'un député UMP...

J.C. avec AFP

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Le député UMP Laurent Henart au conseil régional de Lorraine à Metz le 26 mars 2010.

Le député UMP Laurent Henart au conseil régional de Lorraine à Metz le 26 mars 2010. — POL EMILE/SIPA

Une proposition qui risque de faire du bruit en pleine réforme de la retraite. Le député UMP de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart, a propose ce samedi que les Français abandonnent un nouveau jour de congé pour financer la dépendance des personnes âgées. «Les Français doivent abandonner un nouveau jour de congé et il faut mettre en place un système d'assurance, comme il existe une prévoyance retraite», explique dans une interview au Journal du dimanche le président de l'Agence nationale des service à la personne (ANSP).

«Demander un effort à tout le monde»

«Je ne pense pas qu'il faille renouveler l'opération “jour férié”, trop compliquée à organiser, mais il faudra demander un jour de RTT aux Français», ajoute-t-il. Jugeant que «pour l'instant, la CSG (Contribution sociale généralisée) grève plus le travail que le capital», il estime qu'il «faut donc rééquilibrer son prélèvement en augmentant la taxation du capital».

«Il faut demander un effort à tout le monde», insiste Laurent Hénart. Selon lui, «il serait d'ailleurs logique de confier à la Caisse nationale de solidarité active (CNSA), qui gère déjà les fonds du “lundi de Pentecôte”, le pilotage du financement».

Soulignant que «les départements ne peuvent plus payer» pour la dépendance, et «veulent être déchargés du fardeau», le député considère qu'il «faut trouver un nouveau système», «car la facture sera de plus en plus lourde, même pour les plus rigoureux». «Nous savons tous que le nombre de personnes concernées par les risques liées à la vieillesse ne fera que croître», insiste-t-il.

Aider le secteur des services à la personne

Laurent Hénart a par ailleurs annoncé qu'il allait déposer un amendement pour que les allègements de charges accordés aux emplois des services à la personne soient maintenus. «Ils ont permis d'offrir une meilleure couverture sociale aux salariés du secteur», affirme-t-il.

Dans son projet de loi de finances 2011, le gouvernement entend supprimer l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales de Sécurité sociale (retraites, indemnités journalières en cas de maladies, etc.) proposé aux ménages qui choisissent de déclarer leur employé au salaire réel (et non au forfait, sur la base du Smic).

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